ACTE TROISIEME.
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Elle a dans mes combats foutenu ma vaillance,
Elle a conduit mes pas et fait mon efpérance ;
Les mots en font facrés ; c’eft, Vamour et l’honneur.
Lorfque les chevaliers defcendront dans la place,Vous direz qu’un guerrier, qui veut être inconnu,Pour les fuivre aux combats dans leurs murs eft venu,Et qu’à les imiter il borne fon audgce.
(à Aldamon.')
Quel eft leur chef, ami?
ALDAMON.
Ce fut depuis trois ans,Comme vous l’avez fu, le refpectable Argire.
. TANCKEDE à part.
Père d’Aménaïde !...
ALDAMON.
On le vit trop long-tempsSuccomber au parti dont nous craignons l’empire.
Il reprit à la fin fa jufte autorité:
On refpecte fon rang, fon nom, fa probité ;
Mais l’âge l’affaiblit. Orbaffan lui fuccède.
TANCKEDE.
Orbaffan! l’ennemi, l’oppreffeur de Tancrède !
Ami, quel eft le bruit répandu dans ces lieux?
Ah! parle, eft-il bien vrai que cet audacieuxD’un père trop facile ait furpris la faibleffe,
Que de fon alliance il ait eu la promeffe,
Que fur Aménaïde il ait levé les yeux,
Qu’il ait ofé prétendre à s’unir avec elle?
ALDAMON.
Hier confufément j’en appris la nouvelle.
Pour moi, loin de la ville, établi dans ce fort,
Où je vous ai requ, grâce à mon heureux fort,