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TANCREDE
0 R B A S S A N.
Les regards paternels
Doivent fe détourner de ces objets cruels.
Ma place me retient, et mon devoir févèreVeut qu’ici je contienne un peuple téméraire ;L’inexorable loi ne fait rien ménager :
Toute horrible qu’elle eft, je la dois protéger.
Mais vous qui n’avez point cet affreux miniftère,
Qui peut vous retenir, et qui peut vous forcerA voir couler le fang que la loi va verfer ?
On vient, éloignez-vous.
TANCREDE à Araire.
Non , demeurez , mon père.
0 R B A S S A N.
Et qui donc êtes-vous?
TANCREDE.
Votre ennemi, Seigneur,L’ami de ce vieillard, peut - être fon vengeur ,
Peut-être autant que vous, à l’Etat néceffaire.
SCENE FI.
La fc'ene s’ouvre : on voit AMENAIDE au milieu des Gardes ;les Chevaliers , le Peuple remplirent la place.
A R G I R E à Tancrede.
Genereux inconnu, daignez me foutenir;
Cachez-moi ces objets.... c’eft ma fille elle-même.
TANCREDE.
Quels momens pour tous trois ! '
AMENAIDE.
0 juftice füpréme!