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Tome quatrième
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ACTE TROISIEME.

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l

Toi qui vois le paffé, le préfent, lavenir,

Tu lis feule en mon cœur, toi feule es équitable;

Des profanes humains la foule impitoyableParle et juge en aveugle, et condamne au hafard.

Chevaliers, Citoyens , vous tous qui avez partAu fanguinaire arrêt porté contre ma vie,

'Ce neft pas devant vous que je me juftifie:

Que ce ciel qui mentend juge entre vous et moi.Organes odieux dun jugement inique,

Oui, je vous outrageais, jai trahi votre loi;

Je lavais en horreur, elle était tyrannique.

Oui, joffenfais un père, il a forcé mes vœux,Joffenfais Orbaffan, qui, fier et rigoureux,

Prétendait fur mon ame une injufte puiflance.

Citoyens, fi la mort eft due à mon offenfe,

Frappez ; mais écoutez , fâchez tout mon malheur.

Qui va répondre à Dieu parle aux hommes fans peur. (3)Et vous , mon père , et vous, témoin de mon fupplice,Qui ne deviez pas lêtre, et de qui la juftice( appercevant Tancrède. )

Aurait pu... Ciel ! ô Ciel ! qui vois - je à fes côtés ?

Eft - ce lui ?.. . je meurs.

( elle tombe évanouie entre les gardes .)TANCREDE.

Ah ! ma feule préfence

Eft pour elle un reproche ! il nimporte .... arrêtez,Miniftres de la mort, fufpendez la vengeance ;

Arrêtez, Citoyens, jentreprends fa défenfe,

Je fuis fon chevalier. Ce père infortuné,

Prêt à mourir comme elle , et non moins condamne,Daigne avouer mon bras propice à linnocence.

Que la feule valeur rende ici des arrêts,

Ce ?