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TANCREDE.
Des clignes chevaliers c’eft le plus beau partage.
Que l’on ouvre la lice à l’honneur, au courage,
Que les juges du camp falTent tous les apprêts.
Toi, fuperbe Orbaflan, c’eft toi que je défie,
Viens mourir de mes mains ou m’arracher la vie.
Tes exploits et ton nom në font pas fans éclat;
Tu commandes ici, je veux t’en croire digne:
Je jette devant toi le gage du combat.
C il jette j on gantelet fur la fcène.jL’ofes - tu relever ?
O R B A S S A N.
Ton arrogance infigneNe mériterait pas qu’on te fit cet honneur:
( il fait j'grte à fon écuyer de ramaffer le gage de bataille. )Je le fais à moi - même; et confultant mon cœur ,Eefpectant ce vieillard qui daigne ici t’admettre,
Je veux bien avec toi defcendre à me commettre,
Et daigner te punir de m’ofer défier.
Quel eft ton rang, ton nom? ce fimple bouclierSemble nous annoncer peu de marques de gloire.TANCREDE.
Peut-être il en aura des mains de la victoire.
Pour mon nom, je le tais, et tel eft mon deflein;Mais je te l’apprendrai les armes à la main.Marchons.
ORBASSAN.
Qu’à l’inftant même on ouvre la barrière,Qu’Aménaïde ici ne foit plus prifonnière ,
Jufqu’à l’événement de ce léger combat.
Vous , fâchez, compagnons, qu’en quittant la carrière,Je marche à votre tête, et je défends l’Etat.