S T A T I R A.
Tes crimes.
CASSANDRE.'
Statira peut ici reparaître!
S T A T I R A.
Malheureux! reconnais la veuve de ton maître,
La mère d’Olimpie.
CASSANDRE.
O tonnerres du ciel,
Grondez fur moi, tombez fur ce front criminel!STATIRA.
Que n’as-tu fait plutôt cette horrible prière?
Eternel ennemi de ma famille entière ,
Si le ciel l’a voulu , fi par tes premiers coupsToi feul as fait tomber mon trône et mon époux;
Si dans ce jour de crime, au milieu du carnage,
Tu te fentis, barbare, affez peu de couragePour frapper une femme, et lui perçant le flancLa plonger de tes mains dans les flots de fon fang,De ce fang malheureux lailfe-moi ce qui refte.
Faut-il qu’en tous les temps ta main me foit fùnefteN’arrache point ma fille à mon cœur, à mes bras;Quand le ciel me la rend, ne me l’enlève pas.
Des tyrans de la terre à jamais féparée,
Eefpecte au moins l’afile où je fuis enterrée :
Ne viens point, malheureux, par d’indignes efforts,Dans ces tombeaux facrés, perfécuter les morts.CASSANDRE.
Vous m’avez plus frappé que n’eût fait le tonnerre,
Et mon front à vos pieds n’ofe toucher la terre.
Je m’en avoue indigne après mes attentats;
Et fi je m’excufais fur l’horreur des combats,