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Tome cinquième
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O I I I F I E.

Si je vous apprenais que ma main fut trompéeQuand des jours dun héros la trame fut coupée,

Que je fervais mon père en marmant contre vous,

Je ne fléchirais point votre jufte courroux.

Rien ne peut mexcufer.... Je pourrais dire encoreQue je fauvai ce fang que ma tendreffe adore,

Que je mets à vos pieds mon fceptre et mes Etats.

Tout eft affreux pour vous !... Vous ne mécoutez pas !Ma main marracherait ma malheureufe vieMoins pleine de forfaits que de remords punie,

Si votre propre fang, lobjet de tant damour,

Malgré lui, malgré moi ne mattachait au jour.

Avec un faint refpect jélevai votre fille,

Je lui tins lieu quinze ans de père et de famille;

Elle a mes vœux, mon cœur; et peut-être les dieuxNe nous ont affemblés dans ces auguftes lieuxQue pour y réparer, par un faint hvménée ,Lépouvantable horreur de notre deftinée,

S T A T I R A.

Quel hymen!... O mon fang! tu recevrais la foi,

De qui? de lafTaffin dAlexandre et de moi!

O L I M P X E.

Non... ma mère, éteignez ces flambeaux effroyables,Ces flambeaux de lhymen entre nos mains coupables;Eteignez dans mon cœur laffreux reffouvenirDes nœuds, des trilles nœuds qui devaient nous unir.Je préfère (et ce choix na rien qui vous étonne. )

La cendre qui vous couvre au fceptre quil me donne.

Je nai point balancé; laiffez- moi dans vos brasOublier tant damour avec tant dattentats.

Votre fille en laimant devenait fa complice.

Pardonnez, acceptez mon jufle facrifice;