ACTE TROISIEME.
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Tout autre eft un outrage, et c’eft vous que je veux.Caffandre n’eft pas fait pour obtenir vos vœux.
Parlez; et je tiendrai cette gloire fuprême
De mon bras, de la reine, et furtout de vous-même;
Prononcez: daignez-vous m’honorer d’un tel prix?
S T A T I R A.
Décidez.
> O L I M P I E.
Laiflez-moi reprendre me’s efprits....
J’ouvre à peine les yeux. Tremblante, épouvantée,
Du fein de l’efclavage en ce temple jetée,
Fille de Statira, fille d’un demi-dieu,
Je retrouve une mère en cet augufte lieu,
De fon rang, de fies biens, de fon nom dépouillée,
Et d’un fommeil de mort à peine réveillée;
J’époufe un bienfaiteur_il eft un affaflin.
Mon époux de ma mère a déchiré le fein.
Dans cet entafifement d’horribles aventures,
Vous m’ofFrez votre main pour venger mes injures.Que puis-je vous répondre ?... Ah ! dans de tels momens,30 ) ( em.bmffa.nt fa mère. )
Voyez à qui je dois mes premiers fentimens ,
Voyez fi les flambeaux des pompes nuptiales:1e? Sont faits pour éclairer ces horreurs fi fatales,
elle? Quelle foule de maux m’environne en un jour,
Et ii ce cœur glacé peut écouter l’amour.
STATIRA.
Ah ! je vous réponds d’elle et le ciel vous la donne.
La majefté , peut-être, ou l’orgueil de mon trôneN’avait pas deftiné, dans mes premiers projets,
La fille d’Alexandre à l’un de mes fujets ;