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Tome cinquième
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ACTE TROISIEME.

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Tout autre eft un outrage, et ceft vous que je veux.Caffandre neft pas fait pour obtenir vos vœux.

Parlez; et je tiendrai cette gloire fuprême

De mon bras, de la reine, et furtout de vous-même;

Prononcez: daignez-vous mhonorer dun tel prix?

S T A T I R A.

Décidez.

> O L I M P I E.

Laiflez-moi reprendre mes efprits....

Jouvre à peine les yeux. Tremblante, épouvantée,

Du fein de lefclavage en ce temple jetée,

Fille de Statira, fille dun demi-dieu,

Je retrouve une mère en cet augufte lieu,

De fon rang, de fies biens, de fon nom dépouillée,

Et dun fommeil de mort à peine réveillée;

Jépoufe un bienfaiteur_il eft un affaflin.

Mon époux de ma mère a déchiré le fein.

Dans cet entafifement dhorribles aventures,

Vous mofFrez votre main pour venger mes injures.Que puis-je vous répondre ?... Ah ! dans de tels momens,30 ) ( em.bmffa.nt fa mère. )

Voyez à qui je dois mes premiers fentimens ,

Voyez fi les flambeaux des pompes nuptiales:1e? Sont faits pour éclairer ces horreurs fi fatales,

elle? Quelle foule de maux menvironne en un jour,

Et ii ce cœur glacé peut écouter lamour.

STATIRA.

Ah ! je vous réponds delle et le ciel vous la donne.

La majefté , peut-être, ou lorgueil de mon trôneNavait pas deftiné, dans mes premiers projets,

La fille dAlexandre à lun de mes fujets ;