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0 L I M P I E
Je pleure votre état.
O L I M P I E.
Ah ! foyez - en l’appui.
t’ HIEROPHANTE.
Réfignez-vous au ciel, vous n’avez plus que lui.
O L I M P I E.
Hélas! que dites-vous?
L’ HIEROPHANTE.
O fille augufte et chère !
La veuve d’Alexandre....
O L I M P i E.
Ah ! juftes Dieux !... ma mère !
Hé bien?...
L’ HIEROPHANTE.
Tout eft perdu. Les deux rois furieux,Foulant aux pieds les lois, armés contre les dieux,Jufque dans les parvis de l’enceinte facrée ,Encourageaient leur troupe au meurtre préparée.
Déjà coulait le fang, déjà le fer en main,
Caffandre jufqu’à vous fe frayait un chemin.
J’ai marché contre lui, n’ayant pour ma défenfeQue nos lois qu’il oublie, et nos dieux qu’il offenfe.Votre mère éperdue, et s’offrant à fes coups ,
L’a cru maître à la fois et du temple et de vous.Laffe de tant d’horreurs, laffe de tant de crimes,
Elle a faifi le fer qui frappe les victimes,
L’a plongé dans ce flanc où le ciel irritéVous fit puifer la vie et la calamité.
O L I M P I E tombant entre les bras d’une prêtrejfe.
Je meurs.... Soutenez-moi.... marchons.... Vit-elle encore?
L’ HIEROPHANTE.
Caffandre eft à fes pieds ; il gémit, il l’implore,