ACTE CINQUIEME.
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SCENE VL
OLIMPIE, CASSANDRE,ANTIGONE, Piêtreffes.
ANTIGONE.
Enfin, votre vertu ne peut plus s’én défendre;Statira vous dictait l’arrêt qu’il vous faut rendre.
J’ai refpecté les morts et ce jour de terreur,
Vous en pouvez juger, puil'que mon bras vengeurN’a point encor de fang inondé cet afile, . .
Puifqu’un moment encore à vos ordres docile,
Je vous prends en ces lieux pour fon juge et le mien.Prononcez votre arrêt, et ne redoutez rien.
On vous verra, Madame, et du moins je l’efpère,Diftinguer l’affaflm du vengeur d’une mère.
La nature a des droits. Statira dans les deuxA côté d’Alexandre arrête ici fes yeux.
Vous êtes dans ce temple encore enfevelie;
Mais la terre*et le ciel obfervent Olimpie.
11 faut entre nous deux que vous vous déclariez.
Ht OLIMPIE.
i J’y confens, mais je veux que vous me refpectiez.
Vous voyez ces apprêts, ces dons que je dois faireA nos dieux infernaux, aux mânes d’une mère ;
Vous choifiifez ce temps, impétueux rivaux,
Pour me parler d’hymen au milieu des tombeaux!
Jurez-moi feulement, foldats du roi mon père,
Rois après fon trépas, que fi je vous fuis chère, l