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Dans cé moment du moins, reconnaiffant mes lois,Vous ne troublerez point mes devoirs et mon choix.CASSANDRE.
Je le dois, je le jure, et vous devez connaîtreCombien je vous refpecte et dédaigne ce traître.ANTIGONE.
Oui, je le jure aufïï, bien fût- que votre ccëurPour ce rival barbare eft pénétré d’horreur.
Prononcez, j’y foufcris.
o L I M P I E.
Songez, quoi qu’il en coûteVous même l’avez dit, qu’Alexandre m’écoute.
ANTIGONE.
Décider devant lui.
CASSANDRE.
J’attends vos volontés.
O E I M P I E.
Connaiffez donc ce cœur que vous perlecutez,
Et vous-même jugez du parti qui me refte.
Quelque choix que je faffe., il doit m’être funefte.Vous fentez tout l’excès de ma calamité.
Apprenez plus, fâchez que je l’ai mérité.
J’ai trahi mes parens, quand j’ai pu les connaître ;J’ai porté le trépas au fein qui m’a fait naître :
Je trouvais une mère en ce féj'our d’effroi,
Elle eft morte en mes bras, elle eft morte pour moiElle a dit à fa fille, à fes pieds défolée,
Epoufez Antigone, et je meurs confolée.
Elle était expirante ; et moi pour l’achever,
Je la refufe.
ANTIGONE.
Ainfi vous pouvez me braver*!