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M
A,
SATIRE IV. 35
Des Efprits bien-heureux entendre harmonie,Enfin un Medecin fort expert en fon artLe guern par adreſſe, ou plûtoft par hazard:Mais voulant de fes ſoins exiger le ſalaire,Moi? Vous payer? luy dit le Bigot en. colcre,Vous? dont l’art infernal, par des fecrets mandits,.En me tirant d’erreur m’ofte du Paradis.5 fon courroux. Car puis qu'il faut leire,Souvent de tous nos maux la Raifon eft le pire,Ceſt elle qui farouche, au milieu des plaiſirs,D’un remords importun vient brider nos defirs,La fâcheufe a pour nous des rigueurs fans pareilles:Ceeſt un Pedant qu’on a fans ceſſe à fes oreilles,Qui spé nous gourmande,& loin de nons tou-cher,Souvent comme loli, perd fon temps à Prefcher,En vain certain Reveurs nous lhabillent en reine,Veulent fur tous nos ſens la rendre fouveraine,Et s’en formant en terre une divinité,Penfent aller par elle à la felicité,Ceeſt elle, difent-ils, qui nous montre à bien visvre.Ces. il eſt vrai, font fort beaux dans un1vre.Le les eſtime fort: mais je trouve en effet,Que le plus fou fouvent eſt le plus fatisfait.
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