À
Deb ioüille des vieux Temps les querelles celebres
Edlairci des Rabins les ſearentes tenebres:
Afin qu’en ta vielleſfe un livre en maroquin;
Aille offiir ton travail à quelque heureux Faguin,
Qui pour digne loyer de la Bible éclaircie,;
Te paye en l’accéptant d’un, Ie Doss remercie.
Ou, ſi ton cœur afpire à des honreurs plus grands,
Quitte là le bonnet, la Sorbonne& les banes;
Et prennant deformais un emploi. Maire 3;
Mets toi chez un Banquier, ou bien chez un Notai-IC:
Laifle là faint Thomas s'accorder avec Scot,
Et conclus avec moi, qu’un Pot eur n’cit qu’un ſot.
Un Docteur? diras-tu, parlez de vous, Poète;
C'eft poufler un peu loin voſtre Mufe indilcrcte,;
Mais fans perdre en difcours le temps hors de ſai-
on,
L'homme, venez au fait, n’a-t-il pas la raifon?
N’elt-ce pas fon flambeau; fon pilote fidelle?
Oùi: Mais de quoi lui fert, que fa voix le rappelle;
Si fur la foi des vents tout preſt à s’embarquer,
ll ne voir point d’écueil qu’il ne l’aille choquer?
Et que ſert à C*** la rarſon qui lui crie 3
N'écry plus, gneri toi d'une vaine Furie;
Si tous ces vains conſeiſs, join de la reprimer,
Ne font qu’accroiftre en lui la fureur de rimes?
Tous les jours de fes vers, qu’à grand bruit il re-cite
mer chez lui voiſias, parens, amis en fuite.
Jar lors que fon Demon commence à lagiter,
* linz)
out, juiqu’à fa Servante, eft preſt à deſerter.
Un Afne pour le moins inſtruit par la nature,
AL inſtinct qui le guide obeit fans murmure:
N° va point follement de fa bizarre voix.
Défier aux chanfons les oifeaux dans les bois,
Sans avoir la raifon il marche fur fa route
L komme feul qu’elle éclaire, en plein jour ne voitsoute, ö
Reglé par les avis fait tout à contre temps,
Et dans tour ce qu’il fair, n’a ni raifon_ nt fens
Fou lui plaiſt& deplaiſ, tout le choque& l’oblige
dars raifon il eſt gai, fans raifon il s’afiige,
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