SATIREIX, 63Lui prodiguer les noms de Soleil& d’Aurore,Et to N. bien mangeant mourir par Meta-re?
Je bit aux doucereux ce langage affOù s'endort un eſprit de molles het
La Satire en leçons, en nouveautezSçait ſeule affaifonner le plaifanc&Et d’un vers qu'elle épure au rayous du bon ferDétrompe les Efprits des erreurs de leur temps.Elle ſeuſe bravant om gucil& l’injufiice,Ua jufques fous le dais faire pallir le viceEt fouvent fans rien craindre à Paide d’un bon
motVa vanger la raifon desattentats d’un Sot,C'ef ainfique Lucile appuié de relie,Fit juſtice en fon temps des Cotins d'Italie,Er qu’Horace jettant le{el à pleines mains,Se joüoir aux dépens des Pel ctiers RomainsCeſt elle qui m’ouvrantle chemin qu'il faut fei-vie,
M’infpira dés quinze ans la haine d’un for livre,
Et fut ce Montfameux, où j’ofai la chercher,
Fortifia mes pas& mapprit à Marcher;
C'elt pour elle ea un mot, que j'ai fait vœu d'écrire,Toutefois s’il le faut, je veux bien im’en dédire:
It pour calmer enfin tous ces flots d’ennemis:
Reparer en mes vers les maux qu’ils ont comr us;
Puifque vous le voulez, je vais changer de ile
e le declare donc, Kainaut eft un Virgile:
Bourfaut comme un Soleil en nos ans a paru:
Pelletier écrit mieux qu Ablancourz ni Patru:
Cotin à fes ſermons traînanc toute la terre,
Fend les flots d’Auditeurs pour aller àfa chaire:
Saufal eft le Phenix des eſprits relevez:
Rerrin.. Bon, mon eſprit, courage, pourſui-vez;
Mais ne voieg- vous pas que leur troupe en furie,
Ua prendre encor ces vers pour une raillerie?
Er Dien fcair auffitoft, que d’Auteurs en courroux>
Que de Rimeurs bleffez sen vont fondre{ur vous,
Vous les verrez bientoſt feconds en impoſtures,
Amaller contre vous des volumes d’injuscs