64 SATIRE IX.
‘Traiter en vos Écrits chaque vers d’âtentat yTr d’un mor innocent faire in crime d’Eftat,
Uous aurez beau vanter le Roi dans vos OUVIAGES y
Er de ce Nom facré ſanctifier vos pages:
Qui méprife Cotin, n’eftime point fon Roi,
Et n’a felon Sorin, ni Dieu , ni foy, ni loi.
Mais quoi? répondrez-vous: Cotin nous peut-il
nuite;
Et par ces cris enfin que fçauroit-il produire?Inrerdire à mes vers, dont peur eſtre il fait cas.L'entrée aux penſioas, où je ne prerens pas-
Non pour ſoüer un Roi, que tour l’Univers louë,
Ma langue n’artend point que largem la dénouë»Fi fans eſperer rien de mes foibles écrirs,Lhonneur de le loüer m’eft un trop digne prix.On me verra toûjours fage dans mes caprices.De ce même pinceau, dont j'ai noirci les vices,Et peint du nom d’Aureur tant de Sots reverusTul marquer mon reſpect& tracer fes vertus,
Ie vous croi: mais pourtant on erie, on vous me-
C roux:.;@Qui peut ·. Quoi? je m'entens, Mais encor=Taisfez-vous
—ceo——
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