76 EPISTRE I.
La terre conte peu de ces Rois bien faiſans.Le Ciel à les former fe prepare long- temps.Tel fut cer Empereur, fous qui Rome adoréeVid rena: ire les jours de Saturne& de Rhée=Qui de fon| joug l’Univers amoureux:Q''en n’alla jamais vair fans revenir heureux:C a{oûpiioit le foir, À fa main forrunéeFavojt par fe s bienfaits fignalé la journée.re cours ne fur pas long d’un empire fi douxeMais où cherchai je ailleurs ce qu’on trouve chezous?G 2. an Ko: fans recourir aux hiſtoires anti-ques,Ne r avons nous pas vñ dans les plaines Belgiques ,Quand nemi vaineu defertant fes ramparts yAn devant de con joug couroit de toutes parts,Toi-mefme te borner au fort de ta Vi toire ö.Et chercher dans la Paix une plus juſte gloire?Ce font là les ch ploits que tu dois avoüer:;Et c'eft par-là GRAND Rol, que je Te veuxlouer.Aſſez d'autres js moi d’un flile moins timide,Suivront aux champs de Mars ton courage rapide?it de ta valeur cf zer l’Univers,camper devant Dôle au milieu des hyvers.Pour moi loin des combat fur un ton moins terri-blee dirai les exploits de ton regne pai ifible.je prendrai les plaifirs en foule renaiffans:Les Oppreſſrurs du Peuple à eur tour gemiſſans.On ve r pai quels foins ca ta ge, prévoyanceAu fort de la. e entreunc l’abondance.On Les abus par ta main reforméss;|& l’orgueil en tous lieux reprimes:s des Fralcans ton épargne groffie:fides affreux la rigueur adoucie:dat dans la Paix ſage& là borieux:Nos Artifans groſſiers rendus i induſtr ieux;Et nos voifins fruftrez de ces tributs ferviles;"Que payoit à leur arcle luxe de nos villes.Tanto{f je tracetay tes pompeur baitimens ADu loiſir d’un Heros nobles amuiemens.