EPISTRE T, 77
Nentens déja fremir les deux mers effonnées;De voir leurs flots’unis au pié des Pyrenées ,Déja de tous coftez la Chicane aux aboisTenfuir au feul aſpect de tes nouvelles lois,O que ta main par là va fauver de pupilles?Que de fçavans plaideurs deformaisQui ne ſent point l'effer de tes foins gL'Univers fous ton regne a t- I des malEft-il quelque vertu dans les glaces de]Ni dans ces lieux brülez où le jour prend‘a G' rceDont la triſte indigence ofe encoreEt qu'en Foule tes dons d’âbord n’aCeſt par toi qu’on va voir les MiDe leur longue diſette à jamais affranchi-GRAND Kor, pourfui toûjours, aſſurerepos.Sans elles un Heros n’eit pas long temps Heros:Bien. toſt quoi qu’il ait fait, la mort d’une ombrenoireEnveloppe avec lui fon hom& fon hiftoire.En vain pour s’exemter de l’oubli du cercueil,Achille mit vingt Fois tout lion en deüil.En vain malgré les vent aux bords de PRefperieEnée enfir porta fes Dieux& ſa Patrie,Sans le(ecours des vers, leurs noms tant pabliésSeroient depuis mille ans avec enx Gries,feat à quelques hauts faſes que ton deflin t’appel-ce,:Sans le(ecours ſoigneux d’ine Maſe fidelle,Pour tl’immortalifer, tu fais de vains effsr 8.Apollon te la doit: ouvre lui tes treiors.En Poètes fameux tens nos climats fertiles.Un Auguſte aifément peut faire des Virgiles.Que d’illuftres témoins de ra vaſte Bontè,Yont pour toi dépofer à la poñcrité!Pour moi qui fur ton nom, déja brCrireSens au bout de ma plume expirer la Satire€ noie de mes vers vanter ici le prix.Toutefois, fi quelqu'un de mes foibles écritsDes ans injurieux peut éviter l’ontrage,
Peut-eftre pour ta-gloire aura t-il fon ùſ;
>