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EPISTRE VEAM. DE LAMOGNON,
AVO Cc AT GENERAL
Ui, Lamognon, je fuis les Chagrins de la VilleEt contre eux la campagne eſt mon unique azile,Da Lieu qui m' retient veux-tu voir le tableau?C’eft un petit Uillage, K ou plûtoft un HameauBaſti fur le penchant d’un long rang de collines,D'où l'œil Segare au loin dans les plaines voiſines.La Seine au pié des Monts que fon flor vient laver.Uoid du fein de fes eaux vingt!fles s’élever,Qui partageant fon Cours en diverfes manieres| D'une riviere eule, y forment vingt rivires.Tous fes bords font couvcits de faules non plan-“tés,Et de noyers fouvent du paſſant infultés.re village au deſſus forme un amphitheatre.L’Habitant ne connoiſt ni la chauſt, ni le plaſtre,Et dans le roc qui cede& fe coupe aitément,Chacun ſęait de fa main creufer fon logementsLa maifon du Seigneur feule un peu plus ornéeSe prefente au dehors de murs environnée.ze Soleil ennaiffane la regarde d’abord:Et le mon la defend des outrages du Nord.C'eſt lz, cher Lamognon, que mon eipric tran-quille.Met à profit les jours que la parque me file.Tei dans un vallon bornant tous mes defirs,Lachete pen de frais de ſoli des piaifirs.Tantoft un livre en main errant dans les prériesJoccupe ma raifon d’utiles refveries..Tantoft cherchant la fin d'un vers que je conſttuj,Je trouve au coin d’un bois le mot qui m’avoit fut,Queiquefois aux arpas d’un hameçon perfide,Pamorce en badinant le poiſſon trop avide;F Hauti proche Roche Guion