EPISTRE VI. 95Ou d’an p'o nd qui fuit lœil& part avec l’éclairIe vais faire la guerre aux habitans de Fair.Une table au retour propre& non magnifique,Nous prefente un repas agreable& ruftique.Là,(ans s’ailujettir aux dogmes du B***Tout ce qu'on boit eſt bon, tout ce qu’on mangeeft(ain.La maifon le fournit, la fermiere l’ordonne,Et mieux que Bergerat X l’apetit laffaifonne,ortuné(ejour! 6 champ aimés des Cieux!Que pour jamais foulant vos prés delicieux,€ Puis je ici fixer ma courfe vagabonde,Et connu de Vous feul oublier tout le mondeMais apeine du fein de vos vallons cheris,Arraché malgré moi, je rentre dans Paris ,Qu'en tous lieux les Chagrins m’atendent au paſſage.Un Couſin abuſant d’un facheux perentage.;Veut qu’encor tout poudreux,& fans me débotterChez vingt luges pour lui j'aille ſoliiciter.Il faut voir de ce pas les plus confiderablesL'un demeure au Marais,& l’autre aux Incurables,Ic reçois vingt avis qui me glacent d’effroi.Hier, Dit on de vous on parla chez le Roi,Et d’attentat horrible cn rrait ta la Satire.Et le Roi, que dit-il? Le Roi, fe prit à rire,ontre vos derniers vers on eſt fort en courtoux à***a mis au jour un livre contre vous,Et. chez le Chapelier du coin de nôtre placeÀ l’enrour d’un caſtor j'en ay leu la préface,L'autre jour fur un mot la Cour vous condamna.Le bruit court qu’avant-hier on vous affaffiina.Un efcrit ſcandaleux fous voſtre nom fe donne>D'un palquin qu’on a fait au Louvre où vous ſoup-conneMoi? Vous, On nous l’a dit dans le Palais RoyalDouze ans font écoulés depuis le jour fatalQrun Libraire imprimant les eſſais de ma plume,Dong” pour mon malheur un trop heureux volume.Toûjours depais ce temps en prose aux fots difcoursGontre eux la verité m'elt un foible fecours.
* Fameux traiteur,