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EPISTREUIX
A MONSEIGNEURLE M. DE SEIGNELAY
SECRETAIRE D' ESTAT.
D Angereux Ennemi de tout mauvais Flateur,Seignelay c'eit en vain qu’un ridicule AuteurPreſt à porter ton nam, de /‘Ebre ju ſqu au GangeCroitte prendre aux filets d’une fotte lotiange.Auffi-tofi ton eſprit promt à fe revolterö„& rompt le piege où l’on veut Larre=er.I n’en ſt pas anifi de ces Eſprits frivoles,Que tout Flatteur endort au fon de fes paroles,Qui dans un vain Sonnet placés au rang des DjeuxSe piuifent à fouler l'Olynipe radieux,Et fiers du haut eſtage, où la Serre les loge,A valent ans dégouft le plus groffier éloge.Tu ae te repais point d’encens à fi bas prix.Non, que in fois© ourtant de ces rudes EtpritsQui ö. gimben: toüjours, quelque main quiatt e.Tu fouffres la oünge adroite& delicate,Dont la trop forte odcur n’ébranle point les ſens.Mais un Auteur novice à répandre l’encensSouvent à fon Hicros, dans nn bizare ouvrage,Donne de l’encen/oir au travers du viſage:Waloüer Monterey d'Oudenarde forcé,Eu vante aux Electeurs Turene repouffé.Tout loge impolteur bleſſe une ame fincere:Si pour faire{a cour à ton iiluftre Pere,Scigoelay, quelque Auteur d’un faux zele empox-téAu lieu de peindre en lui fa noble cctivitè,La aide vertu, la vaſte intelligence,Le zele poyx fon Roi, l’ardeur, la vigilance
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