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EPISTRE IX. 109En vain, par ſa grimace, un bouffon odieuxA table nous fait rire,& divertit nos yeux,Ses bons mots ont befoin de farine& de plâtre.Prenés le tefte àteſte, oftés-lui fon théatre,Ce n'eſt plus qu’un cœur bas, un Coquin tenesbreux,
Son viſase efluié n’a plus rien que d’affreux.‘ayme un efprit aifé qui ſe montre, qui s’ouvre,Et qui plaiſt d'autant plus, que plus il ſe découvre»
Mais la feule Vertu peur fouffiir la clarté.
Le Vice toûjours fombre aime l’obfeurité.;Pour paroiftre au grand jour, il faut qu’il ſe dè-guiſe.;C'elt lui qui de nos mœurs a banni la franchife.Jadis l'homme vivoit au travail occupé,
Et ne trompant jamais, n’éftoir jamais trompé.
On ne connoifloir point la Ru ſe& l’impotturce
ae Normand mefmie alors ignoroit le parjuré,
Aucun Rheteur encore arrangeant le difcours
N’avoit d’un air menteur enféigne les détours,
Mais fitoft qu’aux Humains faciles à feduire
L'abondanceeut donné le lcifir de fe nuire.
La molleſſe amena la Fauile Vanité,
Chacun chercha pour plaire un vifage emprun-té.
Pour éblouir les yeux la Fortune arrogante
Affecta d’étaler dne ompe infolente
Lors éclata par tour fur les fiches habits,
On polir Emeraude, on tailla le rubis,
Et la laine& la ſoye en cent façons nouveles
Apptitent à quiter leurs couleurs naturetes,
La:rop courte Feaure monta fur des patins.
La Coquette tendit{es las tous les matins,
Et mettant Ja cerufe,& leſpfatre en ufage
Compofa de fa main les fleurs de fon vifage,
Lardeur de senrichir chafla la bonne foi.
e Courtiſan neut plus de fentiment à foi.
Tout ne fur plus que fard, qu‘erreur, que trompe-C.
On nic par tout regner la balle flatterie
Le Parnafle ſur tout fecond en Impofteurs
Diffama le Papier par fes propos menteurs.
juré