110 EPIST RE IX.
De là vint cet amas d'ouvrages mercenaires.Stanc es, Odes ; Sonnets, Epittee liminaires yOù tou ours le Heros pafle pour fans pateil,Et fuſt il louche& borgne eſt repuré Soleil.Ne crois pas toutefois fur ce diſcours bizarre,Que d’un frivole encens malignement avareTen veuille fans raifon fruitrer tour l’Univers,La loiian ge agreable eft l’ame des beaux vers,Mais je tiens comme toi qu’il fauc qu’elle foitvraye, -Et que(on tour adroit n’ait rien qui nous effraye.Alors, comme Jai dit, tu la(çais écouter,Er fans crainte à tes yeux, on pourroit texalter.Mais fans r’ailer chercher des vertus dans les nuës>Il faudroit peindre en toi des verirés cennues:Decrire ton efprit ami de la raifon;Ton atdeur pour ton Roi puif“e en ta maifon,A ſervir tes deſſeins ta vigilance heureuſe,Ta probité fincere, utile, ofſicieuſe.Tel> qui hait à le voir peint en de faux portraits,Sans chagrin void tracer fes verirables traits.Condé meimes Conde, ce Heros formidable,Et non moins qu’aux Flamans aux Flatteurs fedoustableNe S offenſeroit pas, fi quelque a droit pinceauTraçoit de fes exploits ie Edele t-bleau:Et dans Seneffe en feu conremplant fa peintureMe deſavoüroit pas Malherbe ni Voiture.Mais malheur au Poète infipide» odieuxQui viendroit le glacer d’un éloge ennuieux.Il Juroit beau crier; Premier Prince du monde,*Courage fans pareil, lumiere fans feconie,Ses vers jetrés d’abord fans tourher le fuillet,Iroient dans l’antichambre amuier Pacolet.*
Ÿ Commencement du Poëme de Charlemagne$ Fameux valet de pi de Monſeigneum le Prines,
Fin des Epifires,