L’ART POETIQUE-
> la découvre, un rien la fait paroîttre:eſprit n’a pas des yeux, pour la connoîftee,ps qui change tout, change auſſi nos*
S fon eſprit,& ſes mœurs,mme tonjours boiïillant dans fes-
mpreffion des vices.is, vola ge en fes deſirs,3ö ur plus ſage,s s'inrtigue, fe mena-
fonge à fe maintenir,garde Favenir.rine inceſſamment amaflrelors qu’ellequ!Pas À
Preſent,& vante le paiere dont la jcuneſſe buſe,Blame en eux les douceurs que b Age lui refuſe.
Ne faites point pa ler vos acteurs au hazard,Un vieillard en jeune Homme, un jeune Homme
envi il Hard.
Eftudiez la Cour& connoiſſeꝝ la ville,
Lune& l’autre eſt toûjours en modeles fert tile.Ceeſt par là que Moliere illuſtrant fes écritsPeut-cftre de fon Art cut remporté le prix;Si moins ami du peuple en ſe doctes peinture,II n’euft point fait fouvent grimacer ſes figures,Quirré pour 1e bouffon Fagreabte& le fin,Et ſans honte à Lerente aire Taba 1+
Dans ce fac ridi cui le où* Scapin s’envelope
Je ne reconnois plus l'auteur du Mifantrope»
Le Comique ennemi desfoûpirs& des pleursN'admer pe int en fes vers. de tragiques douleurs:Mais fon emploi n'eſt pas d’aller dans. place,De mots als& bas charmer la populace,
Il faut que fes Acteu 3 édineat noblement+Que fon n’eud bien Formé ſe denouë aifément:
Que
ou,, edie de Moliere,