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torien, reprit le Roi, qui soitd'une autre Religion que moi. Sapension lui fut néanmoins con-servée. Les auteurs qu'il a tra-duits sont: I. Minutius Felix .II. Quatre Oraisons de Cicéron .III. Tacite . IV. Lucien, dont laseconde édition est la meilleure.V. La Retraite des Dix- mille deXenophon.VI. Arrien des guerresd'Alexandre. VII. Les Commen-taires de César. VIII. Thucydide .IX. L'Histoire de Xénophon .X. Les Apophtegmes des An-ciens. XI. Les Stratagêmes deFrontin, à la fin desquels ontrouve un petit Traité de lamanière de combattre des Ro-mains. XII. L'Histoire d'Afriquede Marmol, à Paris , 1667, troisvol. in- 4. Cette version d'un ou-vrage curieux est encore lue avecplaisir. Dans ses autres Traduc-tions d'Ablancourt parut à sescontemporains rendre le sens del'original, sans lui rien ôter desa force ni de ses graces. Ilstrouvèrent ses expressions vives,hardies et éloignées de toute ser-vitude. Ils croyoient lire des ori-ginaux et non pas des traduc-tions: mais il se donne trop deliberté; il omet ce qu'il n'entendpoint, et il paraphrase ce qu'ilentend: c'est ce qui a fait ap-peler ses Versions les Belles in-fidelles. Son style n'a pas con-servé à nos yeux les agrémensqu'on y trouvoit il y a 150 ans.Et quand on réimprimé quel-ques- unes de ses versions, on estobligé de les retoucher pour lesrendre plus fidelles et plus élé-gantes.
Cet homme célèbre n'avoit pointla ridicule présomption des petitsesprits il consultoit avec soinsur ses ouvrages Pairu, Conrart et Chapelain, ses amis intimes,dont le premier a écrit sa Vie.Mais sur la fin de ses jours, lors-qu'il venoit faire imprimer sesouvrages à Paris , l'impatiencequ'il avoit de retourner chez luil'empêchoit de profiter de leursconseils. Cette impatience aug-menta avec l'àge: aussi ses der-hières traductions sont beaucoupmoins exactes que les autres.Quand on lui demandoit pour-quoi il aimoit mieux être tra-ducteur qu'auteur? il répondoit,que la plupart des Livres n'é-toient que des redites des An-ciens; et que pour bien servir saPatrie, il valoit mieux traduirede bons Livres que d'en faire denouveaux qui le plus souvent nedisent rien de neuf. Peu d'auteurscependant auroient été plus ca-lui de composer; ilpables quesavoit la philosophie, la théo-logie, l'histoire et les belles-lettres. Il entendoit l'hébreu , legrec, le latin, l'italien, l'espa-gnol. Pellisson dit que« sa con-versation étoit si admirable qu'ileût été à souhaiter qu'un greffiery fut toujours présent pour écrirece qu'il disoit»; mais ces élogesne doivent pas être pris à lalettre. Il est certain qu'il avoitbeaucoup de chaleur dans l'es-prit, et qu'il avoit, comme ildisoit lui- même, le feu de troisPoëtes quoiqu'il n'ait jamais pufaire deux vers de suite. Le grandColbert l'avoit choisi pour écrirel'Histoire de Louis XIV , et luiavoit donné une pension de milleécus. Mais ayant dit à ce princeque d'Ablancourt étoit Protes-tant: Je ne veux point d'un His,
PERRY,( Jean) ingénieurAnglois fut appelé en Russie par Pierre I, qu'il seconda dansl'art de construire les vaisseaux
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