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ees deux nouveaux traducteurs,pour soutenir chacun la préémi-nence de leur version, ont faitentr'eux une espèce de petite
guerre.
« de n'avoir jamais de gaieté, quoi-qu'il ait toujours la prétentiond'en avoir; d'être succinct plutôtque précis c'est- à- dire d'êtreprécis parce qu'il est stérile;d'avoir écrit des Satires sans avoirétudié le monde, sans tâchermême de peindre l'homme cor-rompu par la société; de laisserenfin le vice et le ridicule en paix,pour établir des principes deStoïcisme dans un siècle où lamorale la plus douce et la plusindulgente auroit paru une pé-danterie.» Si l'on demande à Du-saulx comment il est arrivé quetant de savans, tant d'hommesde goût et d'esprit se sont obs-tinés à commenter, à lire, à tra-duire un poëte qui a tant de dé-fauts, et qui est si difficile à com-prendre? Il répondra: précisément comme il arrive, que desgens de goût et d'esprit s'obsti-nent quelquefois à trouver lemot d'une énigme qui est malfaite et mal versifiée. Perse estune énigme en 700 vers; maisc'est une énigme qui nous vientde l'antiquité. Cependant Du-saulx ne dit point qu'il n'y aitrien de beau dans Perse. Il y ad-mire des vers philosophiques, quipeignent la vertu avec cette ma-jesté que les Antonin et Marc-Aurèle lui donnèrent depuis surle trône de l'empire. Perse res-semble à ces Oracles, qui au mi-lieu d'un langage enveloppé deténèbres, laissoient échapper desmots dignes de sortir de la bou-che des Dieux. Nous en avonsplusieurs Traductions en fran-çois. Celle du Père Tarteron estune des moins mauvaises. L'abbéle Monnier en a publié une de-puis peu, qui a été assez bienaccueillie. Il en a paru une autreen 1776, in- 8°, par Sélis, et
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I. PERSEE ( Mythol.) fils deJupiter et de Danaé , est célèbredans la Fable par ses exploits.Acrisie père de cette princesse,ayant appris de l'Oracle que sonpetit- fils lui donneroit la mort,fit enfermer Danaé dans une for-teresse, afin qu'elle n'eût pointd'enfans. Mais Jupiter se changeaen pluie d'or, corrompit ses gar-des, et eut de Danaé un filsnommé Persée . Acrise ayant ap-pris que sa fille étoit enceinte,la fit enfermer dans un coffre,et jeter dans la mer; mais les flotsle portèrent heureusement sur lescôtes de la Daunie en Italie , etil y fut recueilli par des pêcheursqui y trouvèrent la mère et l'en-fant en vie. On les porta l'unet l'autre au roi Pilumnus quiayant appris la naissance de Da-naé et son aventure, l'épousa,et envoya son fils à Polidecteson parent roi de l'isle de Sé-riphe, pour l'élever. Quand lejeune Persée fut en âge de porterles armes, il reçut de Mercureses talonnières et une épée re-courbée. Minerve lui fit présentde son égide, et dans cet équi-page il entreprit son expéditioncontre les Gorgones. Elles étoienttrois sœurs, Méduse, Sthéno etEuryale, qui habitoient à l'ex-trémité de l'Ethiopie . Ces mons-tres avoient une chevelure deserpens et un seul ceil pour ellestrois, dont elles se servoient tour-à- tour pour changer en pierretous ceux qui les regardoient.Persée étant arrivé dans le paysdes Gorgones, se couvrit du bon
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