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Tome troisième
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HIST. DE LA GUERRE

trouver les fubfiftances, ni comment faire arriver enfureté les munitions de guerre à larmée.

Nous verrons cependant que l'Etat, qui paraiffaitperdu , ne le fut point, quavec de l'induftrie on réta-blit larmée , et quun heureux événement répara tou-tes les pertes quon venait de faire ; et ceci fert dexem-ple pour prouver combien les apparences font trom-peufes, et que dans les grandes affaires, il ny a quela perlévérance qui faffe furmonter aux hommes lespérils et les dangers dont ils font menacés.

CHAPITRE XV.

De P hiver de ij6i à 1762.

Par le récit de la campagne précédente, nousavons vu les malheurs dont la Prude était accablée,et ceux qui la menaçaient encore; toutefois dans letemps le plus critique, et le fort des armes fem-blait lui être le plus contraire, quelques lueurs defpé-rance lui fefaient entrevoir des reffources, quoiquin-certaines. Dans le mois doctobre, après la perte deSchweidnitz, lorfque larmée du roi était à Strehlen,et que les Ruffes affiégeaient en Poméranie la ville deColberg et le corps du prince de Wirtemberg, leroi reçut une ambalfade du chan des Tartares. Lain-balfadeur était le barbier de fon maître. Cela doitparaître étrange aux efprits prévenus du cérémonialdes cours, et à ceux qui ne jugent des nations étran-gères que par comparaifon de leurs ufages avec lesmœurs européennes; mais ce neft point une chofe