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£ T DE M. DE VOLTAIRE,
Lui dont l’art du compas et le calcul excède
Le Lavoir tant vanté du célèbre Archimède.
On refpecte eh tous lieux le profond Caffmi ;
La façade du Louvre exalte Bernini ;
Aux mânes de Newton tout Londre encore encenfe ;
Henri, le grand Colbert font chéris dans la France;
Et votre nom fameux par de favans exploits ,luiffant;. ■ Doit être mis au rang des héros et des rois.
Monfieur, vous favez , fans doute, que le caractèrer; dominant de notre nation n’eft pas cette aimable
nce; vivacité des Français. On nous attribue en revanche 'le bon lens , la candeur, et la véracité de nos difcours.Ce qui fuffit pour vous faire fentir qu’un rimeur dufond de la Germanie n’eft pas propre à produire desimpromptus ; la pièce que je vous envoie n’a pasnon plus ce mérite.
J’ai été long-temps en fufpens fi je devais vous;, envoyer mes vers ou non, à vous Y Apollon du Parnalfe
;; français, à vous devant qui les Corneille et les Racine
t ne {auraient fe foutenir. Deux motifs m’y ont pour-
tant déterminé : celui qui eut durement diffuadétout«s, autre, c’eft, Monfieur, que vous êtes vous-même
j, poète , et que par conféquent vous devez connaître
ce délîr infurmontable , cette fureur que l’on a deproduire fes premiers ouvrages : l’autre, et qui m’ale plus fortifié dans mon delfein , eft le plaifir quej’ai de vous faire connaître mes fentimens à la faveurdes vers, ce qui n’aurait pas eu la même grâce enVirgile; P rofe -
Le plus grand mérite de ma pièce eft , fanscpntredit, de ce qu’elle eft ornée de votre nom ;
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