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36 LETTRES DU P. R- DE PRUSSE
-mon amour propre ne m’aveugle pas jufqu au point
17?6, de croire cette épître exempte de défauts. Je ne latrouve pas digne même de vous être adreffee. J ai lu,Monfieur, vos ouvrages et ceux des plus célèbresauteurs, et je vous affure que je connais la différenceinfinie tju’il y a entre leurs vers et les miens.
Je vous abandonne ma pièce ; critiquez, condamnez,défapprouvez-la, à condition de faire grâce aux deuxvers qui la finiffent. Je m’intérefte vivement poureux : la penfée en eft fi véritable, fi évidente, fi mani-fefte, que je me vois en état d’en défendre la caufecontre les critiques les plus rigides , malgré la haine etl’envie, et en dépit de la calomnie.
Je fuis , etc. F É D E R1 c.
LETTRE VII.
DU PRINCE ROYAL.
A Rerausberg, ce 3 de décembre.
MONSIEUR,
J’ai été agréablement furpris en recevant aujour-d’hui votre lettre avec les pièces dont vous avez bienvoulu l’accompagner. Rien au monde ne m’auraitpu faire plus de plaifir, n’y ayant aucuns ouvragesdont je fois aufli avide que des vôtres. Je fouhaiteraisfeulement que la fouveraineté que vous m’accordezen qualité d etre penfant me mît en état de vousdonner des marques réelles de î’eftime que j’ai pourVous, et que l’on ne faurait vous refufer.