iog lettres du RCI DE PRUSSE
Je vous fouhake cettç paix accompagnée de toutesles profpérités poffibles , et j’efpère que le patriarchede Ferney n’oubliera pas le philofophe de S'ans fouci,qui admire et admirera fon génie jufqu’à extinctionde chaleur humaine. Vale,
rÉ désic.
LETTRE X L V.
DE M. DE VOLTAIRE,
A Ferney , 28 octobre,
o S SIE U R Guibert, votre écolierDans le grand art de la tactique,
A vu ce bd efprit guerrier
Que tout prince aujourd'hui fe pique
D’imiter, fans lui refîembler ;
Et que tout héros, germanique,
Efpagnol, gaulois, britannique ,
Vainement voudrait égaler.
Moniteur Guibert eft véridique ;
Il dit qu’il a lu dans vos yeuxToute votre hiftoire héroïque ,
Quoique votre bouche s’appliqueA la cacher aux curieux.
Vous vous obftinez à vous taireSur tant de travaux glorieux;
Et l’Europe fait beaucoup mieux vCar elle fait tout le contraire.
Ce M. Guibert , Sire , fait comme l’Europe ;il parle de votre Majefté avec enthouliafme, Il dit
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