au lecteur.dites,& efcrire quant& quantleurs fingularitez, N les intentions des hoiiémes. Quel plaifir prendrions nous, fi nousauions queiqueliure qui nous motftraftlaformedu mo nde, telle quelle fuftau tem psdugrand Alexädre: NousUerrions leuifage du grand Alexandre& de Dari us,les plus puiffantz prinaces decetem psla.Nous y uerrionsla peinture et figure de Troye,d’Arthencs,de Tyr de Carthage, de Babylone , d'Ephefe,deCorinthe,& de plufieurs austres puiflantes uilles,lef( quellesio ngtemps yafont trebuchees X mifesen certdres,etn’en relte que ce qu'onen trouue en efcrit.Elles ont eu leurs deftinees,& plufieurs d'elles ont eltéträf, portees enautres lieux. Qui euft iadis peu croyre,que de Memphisuilletantrenommee(la quelle n'eft maintenant qu’un pestituillage)deuft naiftrele grand Caire,quielt en noftre temps la plus floriffarite Xlaplus grofleuille d’Egyp terQui euft penfe qued’AugttdesR auraques,jadis uilletrefrenommee,& auiourdhuy ne font Cuemurgiers ,d‘euft fortir lanoble uille de Basle:Ladeitruction d’Aquiteia nefut elle pas l'heureux cômencement de Venifez Par ainfila deftineeeit toufiours telle, que de la corruptison del’un l’autre s'engendre.Et qui fcait cequi adiuend raapres noftre temps?Les uilles periffent, les unes par feu, les autres tresbufchent partremblementdeterre. Les autres fontrafees par guerre,ou par quelque autre foudain inconUinicnt,uiennent aleur fin. Parquoy iene doubte point G ceux quiferontd’icya deux outrois centz ans(filemôde duretant)ne prendrôt pas moins deplais{ir alire& regarder ce G nous leur laiffons,touchant l'eftat de noftretéps,quenous,fi on nous euft defchifFré par parolles& figures leftatquiaette def, pusisletempsdugrand Alexandre& de lule Cefar,iufques au notre. Mais pourUnefois mettrefinamon auantpropos,amy lecteur, ucuillebenignement re-esUoir ce mien trauail. Que s’il t'apporte quelque proffit, tu en doibs remercierpremierementle Dieutoutpuiffant, qui nous fait eftrepropresa ces€y:puis apres l'entendementdeplufieurs bons perfonnages,quiont parê ceftecorneille. Ques'il y ha quelquefaulte,qu'on fen prenne a moy.À Dieu ,
DeBaslel'an 15 5 2: au moys de May.