Sebaft Munttere
Pirckheimer,& neuoulut contraindre perfonne defe tenir afon opinion. Lemefmedifons nous de nous en ce liure. Quiconque pourra monftrer que fonopinion elt meilleure que la no ftre,tant fen fauldra quenousluy côtradifions,que mefme nous le remercierons s’il nous peut enfeigner mieux:car nous aysmons mieux la uerité, qu'opiniaftrerie. Deslieux loingtains& anousiincozgneus,nous en auons dict ce G nous auons trouvé es efcrivains dignes defoy,fachans quecomme c’elt chofe peneufede tranf, porter la plumeen pais eftransge,ainfien eftl'enquefte quelque fois trompeufe& incertaine,puifque nul nepeut tout uoir.Et pourtant doibt on pardonner à un efcriuain, encore q'uilfoitfcauant. Dauantage ceuxlafontexecrables,lefquelz silz trouvent quelsque mot mal propre,ilzenfont fiioyeux, que uous diriez qu'ilz ontprins Basbilone.ltern fi onfe defaccordeen quelque mot,ilz côbattent comme s'il eftoitqueftion deperdrela uie.Viaisiielailfe ces propos,&reuiensatoy amy lecteur,quiconcuetu fois, qui prens plaifir en la Cofmographie,qui eftun eftudelezquela toufiours efté trefp'aifanta gens honneftes,& l’eft encore auiourdhuy,principalement quand il yap:incures deregions, images deuilles, pourtraitusres de beftes& plantes rares& d'excellence,& d'antiquitez& urayes elfigiesd'illuftres perfonnages,quâäd on les peut recouurer:toutes lefquelles chofesmoy& mes compagnons auons tafché de mettre en celiure,tant c'uil a eftésoffible, fans y efpargnerles defpens:& fi nous fommes{eruis du iugemer&aydedeplufieurs gens{fcauants,etauons demâde laduis des gens de court desprinces& euefques,& l’aide des uilles Imperialles et auons aucunemét proffité en cefaifant, côbien qu'a uray dire,tous n'ont pas tät fait Ÿ nous euflions bien defiré.Les prelatz d’eglife(pour direlauerité) nous ont plus aide a cecy,qles autres princes:carles euefques,follicitez par mes lettres,ont efté affez ensclins a cefte chofe:nommémentlesreuerendiflimes feigneurs de Treues& deVuirceburg.Lesuilles auffi m'ontaide,les unes plus,les autres moins,commefonueraaffez auliure.Etpleufta dieu queles autres euffentufé enuers nous d°unetelle courtoifie& honneftet?,que nous auons trouve a Vienne en Autri«che,aFribourg en Brifgau,en la uilledes Vangions,& a Viffenboure.la'y euencefte mienneentreprinfe, faute des letres des f eigneurs Chreftiens, par lefsquelles j'euffefacillemétobtenuceque ieuouloys,tanten Hefpaigne& Italie,qu’en Allemaigne.Mais ien'ay pointeu d’entreeenuers leur magnificence.DeFrance,ienen ay peurien tirer, finon ce que fe trouue es communes hiftoires:combien que f'euffe conceu quelque efperance des promelfes de plufieursgrans perf. onnages,defquelzaucunsonteltéicy aBasleuers moy,& ont ueu L‘appareil de mG entreprinfe.Quefi les Fräcoys,Hefpagnolz,Angloys,Efcofs{' ois,Danoys,Suelf oys,et Polonoys(qui tous ont par deuers eux auiourdhu,gensfcauantz,& gräs clercs)fefuflentemployeza nous ayder en ceftebefonaone,fans nulle doubteelleen euftefte plus parfaicte. Certainement felon monaduis,on ne{cauroitfaire chofe plus magnifique, plus louable,& plus digned’eternelle memoire, que de pourtraire& paindreau vif les chofes cy deflusdicie