4 Dela Cofmographie
fer pointla borne du rivage qui luy efteftablie,finon que Dieu l’en dif, penfe,Ce qui eft adueznu,come nous f çauons,eftre aduenus,il n° y a pas long temps en aucuns quartiers de la baîfeAllemaigne,làa ou beaucoup de paroifTes ont efte noytes enuniour, côme ie lemo nitreraycy apres en fon lieu, Cela toutesfois pouuoit bien aduenir par mouvement de terre, commedefaictileft aduenu ailleurs,principallem£t en la Græce,ce qui fera aufsi declaire cy apres,Laterre e&un element tresfertile& plein de fort grandes richeffes. Chap. 4.
Ommele ciel eftl'habitatiô de Dieu,aufgi laterre eftle domicille des hômes,& desanimaux,etmeretresbenigne diceux. Car elle nous reçoit apres que nous fommesnaiz,ellenous nourrit,&nous fouftiétroufiours ce pendit que fôomes aumôde,à la
fin elle embraffe en fein& garde iufques au iour dela refurrectionnoitre corps,quidoiteftre tranfporte au ciel auec l’ame,pourueu que felon fa capacite il ait icyrecogneufoncreateur& redempteut. Ceft element,dyie,dela terre, benigne mere, faiét toufiours fon-» Office enuers l’homme,& ne fe marrift famais côtre luy.Leseaues uiennenten pluyes impeztueufes fendurciffent en gresles;s’enflëten flotz, feruét en torrétz,L’air s’efi pefsitd’nuees,
& fe tempefte furieufement, Mais la terre chambriere des hommes, qu'eft qu’elle ne prosduicisqueltce quelle n’efpand uoulontairements quelles odeurs& faueurs® quel=fuezs quelles couleurs*&auec quelle foy rend elle ce qu'onluy aura cômis*Qui eft ce qui pourra expliequer fesricheffes*combien fa fertilite eftgrandet& principalement fi tuprendz garde com
Les mines. bien de metaulx& divers ontelte tyres dicelle deuant& apres la natiuite de Crift,& iuf>
Les pierres de uanite Et afin que ieuienne aux autres richelTes
ques à cefte heure cy fans ceffe aucune on fonille proufondemêt,& en beaucoupde lieux fesplus fecretz lieux fontrempliz d'hommes, qui inceffamment& fans fe lafler funtapres fesueines,ilz chercheneles richetfes es enfers, ilz guettent apres l'or& largent,& autres mertaulx de moindre eftimation,Combienpenfes vous qu'onait tyre de laterre dor, d’argêt,de
lomb,& de fer,qui a efte apres confüme par uf. aige ou anneanty par le feu,ou perdu£ComEee eft il pery aueclesuilles quiontefte tuyneess Combien eft ce que la mer ena englouryes nauires qui fontperies en icelle“Combien eftce que l’avarice des Dennie enafony enlaterre,ouileltreduicta neant:Combien et& qu’il y enadeconfume par les hommes pleinsTes dela terre, combien penfes uous qu'elle
precieufes. a de diverfes& precis pierres,&éde bellecouleurenclofes en fes entrailles? Combien
de fources chauldes& froides propres à lafante fortent d’icelle® Combien de flammes hor-ribles faillentd’elle en diuers lieux« Combien y a ide diuerfes uapeurs quelle iette, chaul-
LE
Cadmis,eft ap des, feiches humides faines,& aucunesfois peltilentes$ Que diray iedufel ayon fonyten
pellée uulgai- icelle, dela Cadmie, del Afur, de la cerufe, Aluin,nitre,uermillon,g’alena,
eldenitre,’o+
vement tuthie. chrapyrites, ftibi,<autrestelz fruictz que la terre aaudedäs.Côbien pêfes tu que lauertude
la terre foit grâde, laquelle en{a face engêdre telle quätite defromét, de uin,&de fruictages,
dontles hommes& les animaux font fuftentezeCertainementceft une benediction laquel+le ne fe peutexprimerdu Dieuviuant, qui ouvre fa main,& par le moyen de la terre donneuiandeà toute chair. Qui fera ce donc qui pourra fuffifammêr declairer les grandz threforsqui font caches en la terre, lefquelz fans relafche, uoire fans default fontoffertz naturellesmêëtal’hommerErtcombien quela terre ait efte aucômencemét ail ubgactie dmalediction,acaufe du peche de l'hôme,touresfois fa force neft pas pour cela abolye,mais ceftemaledictiàretombe fur l'hôme,& für fonlabeur lefcriture dif: anc, Mauldicte fera la terre enton œuvre.
Des effeciz diners de la terre,& des premicres caufes d'iccux. Chap.s.
Es chofes que nature engendre es canaulx de la terre,& aufein quel qu’il foitougy
ron d'icelle,fe iertéten partieen l'air par leur uertu,côme fonc l'humeur ,l’air encloz,
Meryeilles qui vapeur, feu, exalations,&c. Dont fe font chofes merueilleufes enlaterre& mef;
Je font es ens
érailles de la cellentes,un fuc endurcy,pierres precieufes,metaulx&c,terre. lent les metaulx& renuerfent les montaignes II ny apo
mes en l’air,en partie font cuictes au ventre de la terre,come{ont quelquez terres ex+
auf quelzagguertent ceux qui fonil
is int fur la terre en l’air tantd'opera-tions merucilleufes de nature, qu'il ne fe face encores continuellement de plus admirables
tranfmutations,côcoctions,& effetz es entrailles de laterre. Car côme ainfifoitquenatureaitenhorreurtoute uuidange&que la terre n’eft pas mafsiue par tour,mais eftlafche& de(>ferrée en plufieurs lieux& pierreufe,& que es iOinctures des pierres& rochiers,es uenes&
filleez