Vniuerfelle liure IT. 357des robbes& cottes n° ef: pas affe haule, Toutesfois on ne s'habille pas d’ynemelnieforteencoutes les regions d'Allemaigne., Au furplus touchant les baftimentz des maiforis, lesriches baltillenr magnificquement de piètres taillées de chaulx& ciment:& les bafti> Les batiamentz des poures ne funt que de bois& de terre, toutesfois tarit les vns que les aultres COUZ mentz des mairent leurs maifons dé tuilles, ou d'ardoife(comme aupres de Mayenice)fi c'eft pour ot/ fons des allesnement, Ou pour remedier contre le feu 5 ie ne fçay.En Saxe& plufieurs aulrres lieux;& mantg,mefime au pays montueux des Suylfes,flz couurentleurs maifons de lattes plattes,& pourcelte caufe les villes ne font gueres belles,et font plus fubiettes au feu.C’eftvne meme cho{edeceulx quicouurent leurs maifons de pailleou de chaulme, Les rues des villes font couflumierement pauées de cailloux, la ou on les peult recouurer; Aux portes dès villes il Lesuilles:ya voluntiers des tours haultes, efquelles on mer des gardes de four, pour veoir ceulxqui viendront,&@s'ilz voyent quelques cheuaucheurs silz le fignifient par le fon de tromzerte où d’yne cloche, pour aduertir de bonne heure ceulx qui gardent les portes en bas;à fin qu’ilz en foyent plus foigneux.Les villes font prefque toutes fortes tant par afsiertedu licu que par induftrie,carou elles font afsifes pres des riuieres roides& impétueufes,oudeffus des montaignes;& celles qui fonten plaines, fonteriuironnees de murailles fortes& defoflez profondz, de tours& baftillons inuincibles, Il y à aufsi cecy en beaucoup devilles,queleterritoire circonuoifin eft enferme de foifez fi profondz& fi larges, que leseftrangiers ne peuvent aborder pour le piller& gafter. Finalement la condition de ceulæ Laconditionqui habitent aux villages& aux champs,& labourent les terres,& qui pour cefte caufe des uillageoisefont appellez villageois ou payfans, eft affez rude& miferable. Vn chafcun vit à parten fa maifon auec{a famille& fon beftail aflez pourement. Leurs loges& maifons fontbaftiez de terré&de bois,& couÆ\értes de paille,Dm} 4: Mb"| Pour touté vi-"NN#4 ande il= ont de17/48 is pain noir, de làD 4 3bouillie d’ aue
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1 Sea ) l'eauë,oudupé-titlaict. Ilz s'habillent de toil#le,& portent des chappeaulx velluz;&des-grandz fouliers.Ce font gentz fans repos,trauaillans inceffament, gents ordz& failles. Hz portent aux villes les plus prochainesvendretource qu’ilz peuvent recueillir tant de leur labourage que de leurs beftes,& d’aul/tre cofte ilz achetent es villes ce qui leur faict befoing, car(lz n’ont nulz artifantz habi/tantzaueceulx, ous’ ilz en ontc'eft bien peu. Hz leur fault bien fouvent feruir leurs feig-neurs par le temps de l'anne, cultiver leurs champs, les femer, moiflonner,& mettre lesfruitz en grange,coupper du bois, baftir leurs maifons,& faire des foffez, 11 n'ya rien aquoy ces gentz feruiles& miferables ne foyent tenuz pour faire feruice aleurs maiftres&[eigneurs,&n’y a rienaufsi qu’ilz ofent refufer de faire fans grand dangier,car ceulxqui faillenten ces chofes, font griefuement punis, Mais encore ilz n’ont rien plus mifera-ble quececy, à fçauoir que la plus grande partie des poffefsions& champs qu’ ilz poffedent,n’eft point à eulx, mais à ceulx defquelz ilz ontacouftumeles racheter tousles ansd'yne certaine partie de leurs fruitz. Quant'a la façonde viure qu’ilz tiennent auiourdhuy;il fault fçauoir cecy, qu’il y a auiourdhuy beaucoup d’ Allemans qui font hardiz& vailslantz es bancquetz,& principalement quand ilzauront paffe tour le iour& la nuict à boi-re.& vuydé tous les porz& godetz.llz ne peuvent celebrernopces,ne faire feftins ouaf>femblées, qu’ilz ne fe conuient l’vn l’aultre à boire d’aultant, iufques à ce qu’ilz foyentbien faoulz, voire yures côme beftes:qui piselt,& que i’ay grand honte de reciter, ilz boizventiufques à vomir derechef ce qu’ iz ont beu devantlesferuiteurs& feruantes,& fontFE 3 fiimpus