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Vniuerfelle liure III:“88etipaute en Pruffé,&e.comme deffus.Semblablementaucuriés conditions fignees auxquelfes les parties fe doiuët drrefter tantd'vn cofte que d'autre: entre lefquelles la neufiefme comtient cecy:AlBert marquis déBrandemburg doit faire hômageälamaiefte Kéourôhe royalfede Poloigne, éôme à fon féigneur naturel& bienfa cteur,& dôrefenauät{ëporter enuèrsluy comme vn vaffal ou fubiet enuers fon feigneur, Er d'autre partlé roy doit bailler auditAlbertles terres,citez,villes forterefles et bourgades cy deffoubZ métiorinees,éôme à ducde Pruife& vaffat iereditaire, afçauoirRofembourg, Liebitad, Lanfperg, Angerbourg,Kunigfperg, Lochfter,&e, Etcel fief doit eftre prolongue& transfere de frere eri ffete&leurs héritiers,finon quélefdit 4.freres Albert, George Cafimire& Iehan miarquis dé Brandembourg& leurs héritiers procedaris d'eux décedailent rous fans heritier& fuccelfeurégitime, Car alors léfdites terres de Pru(lé deuroyenttetourner à la coronne de Poldignéde droit hereditaire.Ecs'il n'y auoit quedes femmes demeurartes de refte,la maiefte royal-leles doit pourueoir d'appareil digne de duchélle, D'auantage les ambaffadeursenuoyezauec pleine authoritépar les freres del ordre& la province de Pru fle, doiuertt pour eux&jeurs l'uccefTeurs conféntir& prometrre,qu'apres la mort defdtez+ princes&cleurs fucceisfeurs legittmes s'obligent eulxet leurs heritiers& fuccéifeurs,de ne côtreuenit nullement àceltaccord,mais obeir à la maiefte& corôr.é royalie de Poloigne& à fes fucceffeur s legitiimes,les récognoilfans pour leurs naturelz feigneurs,&Cles aduouäs pourleurs fuperieurssEtleroyde fon cofte ne doir commettre aucun furlefdites terres, s’il ne fayt parler Alesmad,& s’il n’a fes poffefsions& heritages en Pruffe&c,Faidtl'ants25.
Conclufion de toute cefte hiftoire,
Es féigñeurs T'eutoniës ont éfte 46, ahs à combäftre auFé Les érmotriesqu'il peuffentiamais énticrement fouyr du pays de Pruf- du duc de Piaffe.Conrad duc de Malôuie donna aux frères T'euroniens fe auquel fa ça; la térre de Colme pardtoit héreditaire,SC pour lapoffeder ronne; le bee,à perpetuite,par lé confentement de ceux de fon pays,& de{afefn les piedg,&#me Agafia,& de festrois enfans:& cela füiftl’an de grace 12 26, La les trcfies fontPomerelle& Michiellow furent depuis achetees,& latgent fuit d'or, le champdonne content, Depuis il y eut beaucoup de differens enteleroy«7 lalettre s.de Poloigne& lefditZ freres,& pour les appaifer il ya eu cingac- d'argent,& lacordz faitz par les empéreurs, À la finie ro y Sigifmond s’eft vfürz langue de guew>_ pélaPruffe,laquelle ceux de l'ordre Teuconiqueauoyent pofles les, ex le restedéedepuis l'an qu’ilz l'auoyent ie dE pararmes:&leroy l’a baillée en fiet hcreditair de l’ aigle detea Albertmarquis de Brandemboutg pour luy& fes enfans, Etlorsles freresauoyenténi finopkealur poffefsion; 4. chafteaux& 86, villes& bourgades, Au refte quant le marquis Albertfuft inuefty dela duchè de PrufTe leroy Sigifmond eftoiten Cracouie,& s’afsift en fon fiegeroyal,& Albert eftoit veltud'vn manteau, eftant' cheval,& sen vintainfi iufquesauthtone du roy:ou ilmonta,& femeit a genoux deuâtieroy:Apres qu'il fuft leue,ilofta fesflabillemens de l’ordre,& receut la terre de Pruife en fief:& lé roy donna audit Albertnouvélles armoiries& le tiltre de duc de Pruffe, Etes tourn£es toyalles il luyafsigna place qu’ilfetoit'a cofte de luy.Et ce pendant queces chofes fe faifoyêt,le marquis George& fes deuxfreres Cafimire Scichan meirent aufsi la maina l’eftendart,afin quéfi Albert mouroitfanshoirs,eux feroyent fubrogez en faplace par fuccefsion legitime,
De l’ambre qu'on cueille en Pruffe.
Es Romains appellentl’ambre Succinam, poutcé qu'il prouiéntde{lié combier
qu'il ne procede point du fuc desarbrés, commeil# ontpenfé. Les Grecz l'appels
lent electrum, d'autant qu’apres qu’il a efte frotte,& par cemoyen efchaufe, il ictité
dif à{oy les feftuz& autres chofes tenues& legieres, Mais les anciès Germains l'ontappelle Gleffum,c'eft'à dire voirre. Caril y a de l’ambre qui eft clair cômie voirré. Aucunsaie fonc