Vniuerfelle liure III. 383
l'efpelucthie.On apperçoit quelque fois des pétites beftioles en celuy qui eft fort clair,com-me des moufches,moufcherons,guefpes,lifardz,fourmiz& aurres femblables:lefquellesauoyent volle ourâpe,ou s'éftoyent approchées du bitumen quâd il eftoitliquide,& decouloir de la terre:& eftans en cefte forte enfermées en iceluy,ont efte congeléesauec ledit bicumen, Toutes les fortes de céft ambre font de bonne& fouéfue odeur,& féntentaucunem£éfa myrrhe.Le blanc toutesfois eft le plus excellér. Onaacouftume de prendre les rarifluresd'icelluy;& en parfumer les chambres,& cela eft bon contrela pefte:& la fenteur de ce par-fum dure bien trois iours.On faict+ aufsi de l ambre des pâtinoftres, dés aneaux, des vafes,des effigiés,® principalemen wumaines, Et quand à la medicine, on en peut fairéde l'onétiô pour frotter,&é fi€ ilarrefte{efang de quelque cofte qu'il decoule.lfartefteaufsile vomitemerde l 11 reprimeles flueurs:il appaife les deffuxions quimoleftêt les vIceres:il adoucitles deitiliarions du cerveau,&encefteforte il refifte aux glà-des qui fon commungement auxemonctoires du corps,& au mal de la gorge, L'encente-mentdublancaufsi chaîlele hautmal.Voilace qu’on peut dire del’ambre qui croiften! Eutope.Carilen croiftaufsien Aphrique& Afie.
Des beftes qu'ontrouue en Pruffe.
ccm iront tte+ N trouüé en Iaà Prufle des ours,# fangliers,&beufÀ flesoubœufzfauudges ,qui fontfemblabesaux domeftiques, exceptéqu'ilz ont les cornes pluscourtes,& vne longue barbe foubz le menton, C’eftvnebefte cruelle; laquellen'efpargne ny hommes neles autres beftes; Er quandon l'a efpiée entre les ar-bres& bleliée en quelqueendroit,ciledeuientfienragée,& efcumedefureurtellemêtque voyantfon fangche cafche tanequ’eltepenrdefe venger deceluy qui luy à donné le coup.Que ii elle ne le peur faire,elle fe hurtecontreles arbres,& fetue foy mefme. C'eft vnè befte fi grande, que deux hommes fe pourroyenc£mettreentre fes cornes. On trouueaufsi encefte region plufieurs chevaux fa uuages,lef-quelz font femblables aux domeltiques:maisilzontledoz mol,& ne peuventrien porterdeflus,& d’auantage ne peuvent eftre domtez. Touresfois onenmange comme de venaifon,|ly a aufsi des daîms d'eftrangefäçon ,en partie femblables aux cerfz,& en partie aux belteschieualiries, finon qu'ilz ont d: longues oreilles,&les maslesontdes cornes fort larges au frôt,come nous voyôs ceux qu'onameine d'Anglererre à noftre Germartie en beaucoup de lieux,Outreplus la Pruffe nourrit des beftes eftranges,lefquelles onpenfeeftrealces,&fontappelléesen Alemand elend'. Ces be-Îtes fontdela grandeur d'ynafne ou d’vn petit cheual, Leursongles(ce diton) profitent grandeménta ceux quitombertrdufaut mal:& leur peau elt fidure qu'on ne la peut percerou coupper. Quäta la chair d’icelles,c’eftl’ yne desmeilleuts venaifonsqu'on pourroit manger, Elles ont la couleur a demy rouffe, tisrancyn peu fur le noir: leur cuifles font aucuneméc blanches.l'ay fait