1342 Dela Cofmographie
dre fa refection;il fe couche parterre fans aucune couuerturene tapiz :& à l'entour de fuy fiy a des preftres qui afsiftéta fon difné ou fouppé,& n'approch&t point de luy plus pres yde quatre pas,efcoutans auec reuerence les parolles duroy,& prenans diligemment garc
icelles. Et quandilaacheue dedifner, lefditz preftres offrent aux corneilles les relietz de latable duroy:lefquelzoyfeauxil n’eft licice debleffer:& pour ceftecaufe volenten feurte oubon leur femblera, Quand le roy veut prendre femme ,i1 n’a point acouftume de coucher
auecelle,que premierement le preftre le plus honnorable ne l'ayedepucellee,Etpourcevio
lement,leroy luy donne 5o0.efcuz.
Des mœurs des Indois de Calicuth.
Pres leroylesplus honnorables ce fontles prefires qui fonte feruice des idoles:&;
puis les Naeriens, lefquelz ilz ontentelle citime commenous auons icy les g&s denobleife.ll efteneux de porter efpee,bouclier,larc,la pique ou halebarde quand ilz
M fortétdehors.Le3.ordre entreeuxeft des gens d’eftatmechanique, Les quatriefmesfontpefcheurs:&les. ordreeft de ceuxauxquelzappartient decueillirlepoyure, le vin&les noix.Les derniers font ceux qui femér& recuetllentle t12:& ceux cy ne font pas engrädeftime enuers les gentilz hommes& preftres, Leroy& la royne s habillent de bien peu dechofe:& les habitans dela ville font prefque tout nudz,car t1 n'oncqu'vne petitetiffure decotton deuant la partie honteufe,& aurefte font tous nudz, les piedznudz,&lateftenue.Quandleroyeft mort qu’il yayttantde masles qu'on voudra, fuffenc{es enfansou fes trezres où enfans defes freres,nul detous ceux là ne fuccedera: car felon la couftume dupaysia
coronne eft deue au filzde lafœur du roydeffunct.s’ilyena:& s'il n’y ena point ,celuy-
qui eftle plus préchainduroy{fuccedera au royaume:& n° ya pointd’ autre raifon finonpource quelaroyne a efte depucellee par vnpreftre, Et quand leroy vadehors, ou quandil fort pour aller ala chafTe,les preftres gardent ja royne en la maifon, Au furplus voicy quellefaçontiennentles gentilzhommes& marchans. S'il ya quelques amys qui foyentmazs
‘riez,il aduient quelque fois pour entretenement de plus ferme& grande amitie qu’ilz chars
gent de femmes.Ecl'vn dica l'autre; Veu que tu m'esfigrand amy, faif ons permutation denoz femmes: en forte que tu puifles iouyrdelamienne,& moy de la tienne. Ecl'autre luyrefpond: Parles tu àbon efciant Ouy en bonnefoy, dira l'autre.Son côpa-gnonluydiftlors:;Allonsen ma maifon.Et quand il=yfont venuz,ceftuy cy appelle{a femme,& luy die: Vernezicy,mafemme,& fuyuez ceftuy cy: car il fera dosrefnauätyoftre mary.Etla femmerefpond:Dites vousabonefciant ou non$ Ecfon premier mary luy dit:ie nememoque point. Etla temmedit, ele veux bien; ie levay fuyure. Toutes ces belles parolles dites d’vncofte& d'autre, la femme fe retire auec l’amy de fonpremiermary, lequel luy enuoyeaufsi{a femme par droitd’e-{change.Et quant aux enfans, ilzdemeurent à celuy-quieneftlepere.ll y ad’ autres idolatres quionc bien d'autrens façons de faire:car vnefemme efpoufe feptmariz,etcouchét l’yn apres l'autreauecelle.Ets'il aduiétqu’elle foitgroffe,elle baille l’enfäta l’yndes fept,àaceluy qu®elle voudra:car quâd elle aura afferme'à qui eftl’enfät,iln'en faut plus debattre.li fe couchent par terre quand ilzveulent prendre leurrefection:en lieu du cuillieres ilzontdes féuilles d’arbre. Leur viande c'eft du riz, poif-fon ,efpices& quelques fruitz qui ne valent pas beau-ty Coup.Si quelc@a tue vn hôme,s'ilelt pris, voicy coméc= ileftpuny:llzontynefaçon efträge de gibbet,quieftvn= pallongde quatre pas; bien pres du bouten haut il y adeux baftôs fichezen formede croix. On empale Je malaitetig
ca
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