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Vniuerfelle liure V. 1343faiteur parlefondemét,etdemeure penduen haut en ceftefaconmiferable tufquesa ce qu'ilaitrendu l’efprit. Mais ceux qui nefontque bleffer, ou qu'ilz frappËt quelque autre d’ynhafton,ilz fe rachetent du gibbet,& impetrent pardon duroy,moyennancquelquéfomme dtgent, Ceux qui veulent adorér,viennétävñeftang auant quele foleil foir leve& fe baignëcdedans iceluy pout fe lauer:& eftansainfi putgez,ilz ne maniét rien que prémieremencil n°ayent faitleurs ptietes à leurs idoles en leurs maifons. Qu iandilzpriencen leurs maifonsèn{creteftans profternez par terre,ilz fontdes mines qu'il fembleaduizqu'ilzfontdemoniaques,& frappezduhautmaltilZtournent les yeuxen lacelte,ilztordentla gueule,& grin-cent les dentz:briefcelt vne chofehorrible que de les voir. Quand le roy veut aller en guerte,il trouvetoutfurlechamp cent mil homimes de pied:aurelteil n’y apointde gens dé cheualencepais,ilz ontfeulement des elephans.Ceux qui fuyuencleroy, portent en leur teftedes bandes outrefTes defoye teinte enefcarlaté, Ceux qui vonten guerre,portentdes glairues aucunementrondz,auecboucliers& pauois,llz s'aydent aufsi de piqués& arcz.
Du poyure& autres efpicerics qui
croiffent enlaregion dé Calieuth,
E territoire de Calicuth produit du poyure:& on en cueille aufsi quelque peu dedis
la ville.La tige du poyure elt fort foible:& ne fe peuttenir debout, ains a befoing d’
efchallaz ou charniers commela vigne.Au relte il reMembleencela lé lierre,qu ils”
auâce en croifTit,& aufsi toft qu’il peutempoigñer vnarbrévoyfin,i] l'embralie&& fe lie aueciceluy.C'eftarbre,ou plus toit arbrifleau,s eftenden plufieurs rameauxlongsde deux ou trois efpans.Les féuilles d’iceluy fontcommeles feuilles d'vn pommierd’Affy-rie,finon quecelles cy font vn peu plus efpelles|& plus grafles,& ont depetites veinesàirauers.En chafcune plâte on voicfix grappes pendenrtes, longues d'vne paime.Et ces grappesontla couleurfemblable'a des raifins quine fontpointmeurs.Onléscueilleaumoysd'Octobre& de Nouembre, tiransencore fur le verd,&lesmet on tei-cher au fuleil(ur des nattés ou couvertures de ioncZ,& en troisioursle grain deuiét noir toutainfi qu'on| apporte par deça.Aurefte on ne létaille point,et n’a on nul befoing de le cultiver:maisla terre lé produyt(ans y main méttre, Pline recite que les arbrif>{eaux depoyure font femblables aux geniéures que nousauonspar deça:& aucuns de fon temps ont dit qu'ilz ne croiffoyent finon'al’endroit dumontCaucälien qui eftdroitementoppofeaufoleil, Mais lé côtraire nous cftbienmonftréauiourdhuy pâr lèsvoyages de mer qué font les Portugalois en Orient, Outrepluslaregion de Calicuth produyt du zingembre ll eft cértain quec'eftyneracine,& quelgtie fois onentiré le poidZ de douZe on-ces, nefontpastoutes d'vnémefme longueur né largeur. Laracine n’eft pointplus profonde que des. ou4. efpans,en façon derofeaux.Quand on arrachele zingébre, onlai!ie vnentredeuxde nœudz dedans la foffedont on l'a arraché,& couureon la razcine ou la femence de lâdite racine deterre:et l'an prochain icueillent le fruit,c’elt à dire du zingembre, On en trôuue és lieux applaniz, qui eit fenbieau myrabolan: mais auxtérres rouges On en trouvé de toutes fortes. On y troute âufstquelques autres fruitz& arbrifleaux;come graccares ou iaceres felon les autres, ambe;carocapel,comolangue,& beaucoup d'autres qui nous font incogneuz;entre le(quelZauctsontle goult d’yn coing de Perfe,les autresd'yne prune de Damas,les autres de figues,& les autres d'vnmelon.lIcroiltaufside l'aloesencefte region la.Ceft vne gommequ'on cuerlle furynarbriffeauayant vne raciné feulement comme vn bafton fiche enterre.ll a letronctëdre& rouge,la fenteur forte,& le goult amer. Quäd ladite gomme n'eftpointencoreentamee,elle ietre vne larme ou yne gouté,& celle qui croift en Indie, eft beaucoup plusexcellente
que cellede ludee.>[SSss 3 Des
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