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H I S T O R I Q, U E, &C.
aulïi comme l’étranger , étoient féparés de laChampagne , qui l’était à l'on tour duHainault, laFlandre l'étoit de la Picardie. La Bretagne necommuniquoit pas plus librement avec l’Anjou ,la Normandie , le Maine & le Poitou , que lorf-qu’elle appartenoit à des ducs. La Saintonge &l’Angoumois étoient pareillement féparés du Poi-tou & de l’Aunis. Enfin, la Guyenne & le La-bour ne pouvoient envoyer leurs production*par mer, aux autres provinces du royaume, qu’enpayant, dans beaucoup de cas, des droits plusforts, que ceux dus fur les mêmes marchandifesimportés de l’étranger.
Des tarifs rédigés dans des fiècles d’ignorance,des loix mêlées de toute la barbarie de la vieillefifcalité , étoient la bafe des perceptions. Le plusmoderne des tarifs datoit de cent vingt ans , &l’ordonnance qui règle encore aujourd’hui cettepartie d’adminiftration, a été rendue en 1687.A la vérité, des arrêts du confeil avoient mo-difié & ces tarifs & ces réglemens ; mais cesarrêts, rendus le plus fouvent par la. cupidité,n’ayant pour objet que d’accroître les revenus dufife, & anéantiffant l’induftrie fource de production,manquoient leur but, & rappelloient la fable dela poule aux œufs d’or.
Outre ces arrêts, le confeil rendoit des décr-iions. Elles reftoient en manuferit dans les dépôtsde l’adminiftration & des fermiers-généraux, qui