HISTORIQUE, &C. XÜj
entrepris par les fermiers généraux , étoit perduou reftoit fans jugement. Les rigueurs de lagabelle, celle de la ferme du tabac, & l’établiffe-ment des commiffions fouveraines, étoient autantd’objets d’exécration , pour les hommes éclairésdont Je nombre s’accroilfoit tous les jours. Enfin,ces principes inviolables de juftice & de droitnaturel, qui font aujourd’hui la force irréfiftiblede l’affemblée nationale, commandoient la def-truétiôn de ces impôts défaftreux. Le fermierdes droits, fur le commerce, l’étant en mêmetemps de la gabelle & du tabac, trouvoit, dansles tribunaux , la haine vouée aux agens deshorreurs preferites, par le code pénal de cesdeux impôts.
Telle étoit la fituation des chofes , lorfque lesétats généraux ont été convoqués. Dédomma-geons-nous du trifte fpeéracle dont nous venonsde nous occuper, en jettant les yeux fur le biendont nous allons jouir, & fur les cire on fiancesqui ont précédé la réforme des droits corn-.merciaux.
Vouons d’abord A la reconnoiffance publiqueMM. Goudard, Rouffillou, Fontenay & Her-noux, au zèle defquels on doit le pénible travailque néceffitoit cette réforme, travail dans lequelils n’ont eu de coopérateurs que M. Magnienpour l’enfemble, & M. Tournachon pour le tarif;que l’on fâche, fur-tout, que c’eft fur le rapport