xvj Notice
fur Jes ouvrages qui rivalifent les nôtres, et fin-ies denrées qu’il nous importe de nous procurerpar nous-mêmes.
A l’égard des droits de fortie, la plupart desmarchandées en ont été affranchies, et on y aaffujetti feulement celles entièrement exemptes dedroits, ou grevées de très-modiques droits dansle tarif d’entrée, ou enfin celles dont les nationsétrangères ont un tel befoin, que l’impôt mis àleur fortie eft un tribut levé fur elles.
A l’égard des prohibitions, elles ont été rédui-tes à un très-petit nombre d’objets. Le comitéd’agriculture et de commerce, qui, cédant auvœu des députés extraordinaires des manufactureset du commerce, avoit confenti au maintien desprohibitions, a cédé, fans effort, aux idées d’uneliberté raifonnée. Il a penfé, que fx dans l’an-cien régime il étoit difficile d’arrêter l’introduétiondes marchandées grevées de droits prohibitifs,on pouvoit oppofer à la contrebande une forceinconnue jufqu’ici, celle de l’efprit public, aidéde la furveillance patriotique des gardes na-tionales.
Un autre vœu s’ell manifefté dans une très-petite partie de l’alfemblée nationale , celuid’anéantir les douanes extérieures , et de faire dela France un pays libre, même dans fa commu-nication avec l’étranger. Mais cette faible lueurd une profpérité imaginaire, a difparu à l’éclat du
flambeau