H I S T O R I a U E , &c. xvij
flambeau de la raifon. Il a fait appercevoir quele réfultat de ce fyftême feroit ranéantiffementde notre marine et la deftruchon de nos raanu-fa&ures. On a fenti que la France , grevée dupoids d’un impôt accablant , ne pourroit pasfupporter la concurrence des produdions induf-trielles et même naturelles de cés états fortunésque la fureur de la guerre n’a point furchargésde dettes. Enfin le befoin reconnu de ne pasdonner une liberté indéfinie au commerce desgrains, a prouvé que s’il étoit vrai que le nombredes prohibitions devoit être reftreint, il n’étoitpas moins démontré que leur anéantiffement totalferoit funefte.
Tel eft l’ordre établi fur les bafes de la raifon,qui remplace des droits réglés par plus de centtarifs différens, perçus dans les ci-devant provin-ces de France . Le tarif nouveau fuccède à celuide la foraine, promulgué dans un temps où nospères avoient pour principes de commerce, qu’ilfalloir laiffer tout entnr, et empêcher la fortiedes productions de la na ure et de l’induftrie. Ilremplace la douane de Valence , ce droit de guerreîmpofé par le connétable de Lefdiguières , pourfatisfaire fa cupidité et fes vengeances. Enfinl’ordre nouveau cft auffi fimple et aufli bienfaifantque l’ancien étoit compliqué et tyannique. Queces hommes injuftes , qui regrettent l’ancienpégime, jettent donc une fois les yeux fur Js
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