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analyfer et à comparer. Et je ne penfepas que la langue françoife perdît beau-coup à cette comparaifon.
Cette langue , au refte, n’avoit pasattendu le fiècle de Louis XIV pours’annoncer avec un certain éclat. Elleen eut dès fon aurore , et déjà avantle lever de cette aurore. Pour ne pointciter Malherbe, qui fut le premier àla dégroffir , Montaigne , Rabelais ,Marot, Ronfard même qui parle grecenfrançois, a voient trouvé des traduc-teurs et des imitateurs hors de la France .Que dis - je ? Sa réputation perçoit déjàà travers les ronces de la barbarie dontelle étoit hériffée ; — ce qui fuppoferoitune bonté intrinfèque dans fes partiesconftitutives et élémentaires , quoique