'■ 41
J’aurois un autre problème à propofer.Telle étant la foibleffe des chofeshumaines que les perfections ne s’ac-quièrent qu’aux dépens l’une de l’autre,il s’agiroit de trouver pour une languedonnée la combinaifon de qualités laplus heureufe, et d’où dans le total ilréfultàt la plus grande perfection quela nature de cette langue lui permetd’obtenir. On détermineroit , parexemple , comment fa régularité feconcilie avec fa richeffe , jufqu’où ilconvient de facrifier l’une à l’autre, etdans quelle proportion elles doivent febalancer. Et ainfi de la force , del’harmonie et des autres qualités. Leslangues mortes, et nos langues vivantesferoient ici autant de phénomènes à