amener les chofes à ce point, il faudroitqu’elles fe réunifient dans une autrelangue avec un degré fupérieur deforce, et avec des circonftances favo-rables pour la déployer, qui donnafientà cette langue une impulfion extraor-dinaire , capable de vaincre les plusgrandes difficultés.
En voici d’abord une bien grande.La place eft prife. La langue françoifejouit des droits de premier occupant,du confentement , exprès ou tacite ,des autres nations. Mais dans le fyftêmeactuel de l’Europe , ces nations neverroient plus avec la même indifférenceune d’entr’elles afpirer fi haut. Leurjaloufxe fe réveilleroit, et le plus légerindice d’une pareille prétention la feroitéchouer.