Enfuite, quelles font les langues quipourraient tenter cette entreprife avecquelque lueur de fuccès ? Nous pouvonsd’abord exclure les anciennes émulesde la langue françoife , parce que lesmêmes raifons qui la première fois leuront fait manquer la place , fubûftentencore. Mais en échange , les Angloiset les Allemands, que nous avions alorsécartés de la concurrence , pourrontaujourd’hui y paraître.
La langue angloife , à fa pronon-ciation près , eft extrêmement facile.Elle eft de plus riche, variée , et très-énergique. Mais elle n’a point laconfiftance du françois , que la libertébritannique ne comporte pas. Or ilfaut à la langue univerfelle un étatdurable et permanent.