naît toujours du fein de fa perfectionmême. La grandeur efpagnole dégénèreen bouffilfure , l’harmonie italienne endes fons ftériles, l’aménité françoife enfaux bel - efprit , le caractère penfeuret vigoureux des Allemands en jargonmétaphifique, et en enflure orientale.
Cette contagion que leur goût acontractée , fi l’on n’y met ordre , ledécriera de plus en plus dans les paysétrangers, où déjà les beautés de leurschef-d’œuvres ne font qu’imparfaite-ment fenties , parce qu’en grande partieelles tiennent au terroir, je veux direà un tour d’efprit particulier à la nation,à des fenfations qui lui font propres,et aux idiotifmes de fa langue. Enfinles plus beaux génies de l’Allemagne