sur l’Education . navec succès , ne laissez entrer dans fouesprit, autant qu’il sera poiïible, aucuneidée faulse, aucune idée obscure ou con-fuse: donnez-lui toujours des connois.sauces exactes des choses qui font à faportée: rectifiez ses mauvais jugemens,ses raisonnemeus vicieux, & fur-tout nelui dites jamais rien qui ne soit raison-nable. Il faut pétrir le pain des enfansavec le levain de la raison , & les accou-tumer à la sentir &ala goûter. On neiauroit aimer trop tôt ce qu’on doit aimertoute sa vie.
Madame de Maintenon en avoit uséainsi a l’égard du jeune Duc du Maine rdont elle étoit gouvernante ; & elleeut la satisfaction de voir son éleve yrépondre, & d’en recueillir les heureuxfruits pour elle-même. Car Louis XIV, ,qui aimoit beaucoup ce jeune Prince,.&qui, comme un bonpere, nedédai-gnoit pas de jouer quelquefois avec luiétant un jour extrêmement finissait dubon sens qu’il métroit jusque dans ses-jeux, & de la maniéré sensée dont il.répondoit à ses queltions : Vous êtes bienraisonnable , lui dit-il. Eh! comment nele fer ois-je pas , répondit le petit Prince?j ai une cjouvernan ’e qui est La raison même,.Allez lui dire, reprit le Roi, que vous,lui donnerez cent mille Francs pour ses.dragées. Ce fut-là le commencement de