sur l’Éducation. i jt
fiables ( i ), ejt-ce bien à un enfant quondoit en parler , éy ejr-il ca nable d< conce-voir même l’.dëe de Dh a ? Nos sublimesgénies ont une trop grande opinion d’eux-mêmes & une trop petite opinion desautres. Ils ne savent pas,ou ils ont oublié,ce que l’esprit d’un enfant peut faire,comme le montre tous les jours l’expé-' -rience, fur-tout quand on l’aide à fairedes réflexions qui développent ses idées& le mettent en état de les produire.Pourquoi ne pouroit-on pas lui fairecomprendre l’existence delà Divinité parl’excellence & la magnificence de sesouvrages, & le faire lire comme Rous seau le dit lui-même, dans le grand livrede la nature, où les perfections deDieu , & fur-toutft grandeur, fa puis-sance &;fa bonté brillent avec tant d’éclat,,que les plus simples même ne peuvents’empêcher de les y reconnoître? Les pre-mières lueurs de la raison suffisent pourdécouvrir l’existence d’un Etre suprême
(l ) J. J. Rousseau , dans son Emile, qui a été-juste*ment flétri'pai les puissances ecclésiastique* sécu-lierts. On peut voir ses absurdes paradoxes vîsto*rieu^ment résinés dans les Lettres d’une mere à fonfils.Cet Ouvrage dont on vient de donner une nouvelleéditi n , tst irès-bien écrit, ' mérite d’être placé dans-la bibliothèque des jeunes gens qu’on veut prémunircontre les erreurs du moderne phUosophiüne»