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Compte Rendu Au Roi / Par M. Necker, Directeur général des Finances. Au mois de Janvier 1781 : Imprimé par ordre de Sa Majesté
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Guidé par une idée auffi fimple , je nai admis qui que ce foit àpartager les bénéfices de Votre Majesté fur la fabrication des M011-noies ; & lon ne fauroit trop pofer en principe , que tout retour auxanciens erremens feroit un facrifice abfolument inutile de la part duTréfor royal.

Jai propofe à Votre Majesté de rendre une Loi , fur la comp-tabilité des Directeurs des Monnoies ; elle étoit bien nécelfaire, puifquecette comptabilité étoit en arrière depuis 17^9, par l'effet dune anciennedifcullion fur la manière dont ils compteroient de leurs opérations,lefquelles font en effet foumifes à diverfes difficultés, & expofées à uneconfufion facile ; mais lordre le plus exaét paroit maintenant y êtreapporté.

Un autre objet excitoit la réclamation générale du Public , cétoitlufage de délivrer dans les payemens, des Sous enfermés dans des facs ,ufage qui avoit introduit la facilité dy mêler beaucoup de mauvaife Monnoie ;& cet abus porté à Ion comble, exigeoit indifpenfàblement un remède.Votre Majesté vient dy pourvoir efficacement par lArrêt quElle a rendunouvellement à ce fujet, & Elle a ramené lemploi de cette Monnoie à favéritable deftination.

Votre Majesté a promis en même temps de fixer un prix auquelce Billon , qui eft mêlé dArgent & de Cuivre , pourroit être reçu auxHôtels des Monnoies, afin douvrir ce débouché aux particuliers qui enferoicnt trop chargés ; mais comme on névalue quà Dix ou Douze millionsla fomme de ces petites pièces dans le Royaume, & que toutes celles quifont actuellement dans les Cailfes de Votre Majesté , feront fupprimées,il eft probable que le furplus retournera peu-à-peu dans la circulation dedétail, jufquà ce que Votre Majesté juge à propos den ordonner unerefonte générale.

Je dois obferver à cette occaflon , quon fe prépare des embarras, enretardant trop long-temps le renouvellement des Efpèces courantes, parceque leur poids diminuant infenfiblement par le frottement & la vctuffé,on ne peut éviter une perte confidérable ou pour le Prince ou pour fesSujets , iorfque lempreinte abfolument effacée, oblige néceffairement àcette opération.

TROISIÈME