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Compte Rendu Au Roi / Par M. Necker, Directeur général des Finances. Au mois de Janvier 1781 : Imprimé par ordre de Sa Majesté
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très des Finances, de chercher un remède efficace à cette conffltution: suffiles plaintes fur les arrêts du Confeil rendus en Finance, étoient-elles fréquen-tes, & leur difcrédit auprès des Cours étoit une fource continuelle de diffi-cultés ; Aujourdhui, trois Confeillers dÉtat, diftingués par leur caractère& par leurs lumières , compofent un Comité auquel diiFérens Maîtres des 1Requêtes rapportent toutes les affaires contentieufes de la Finance j elles fontainfi conftamment jugées daprès des principes uniformes ; & comme la plu-part de ces difcuflions ont des rapports aux droits du Roi & à lAdminiftra-tion en général, les jeunes Magiftrats chargés den rendre compte, prennentainfi à lavance une teinture des objets qui les occuperont un jour, commeIntendans de province.

Ces Comités fo tiennent aflïdûment & prefque làns vacances , M. deBeaumont, un des Magiftrats les plus éclairés de votre Confeil , pailionnépour fes devoirs, & digne fous tous les rapports de la bienveillance particu-lière de Votre Majesté, préfide ce Comité. Il neft aucune conteftationqui ny foit examinée avec le plus grand foin, & avec une impartialité &une intégrité auxquelles le Public rend hommage : en même temps onéprouve la plus grande célérité dans lexpédition des affaires , ce qui nepouvoit exifter , quand toutes les décifions dévoient fe rapporter à un Mi-niftre diftrait par tant dautres occupations. Il y a eu, depuis létabhf-fement de ce Comité plus de deux mille arrêts rendus, fans compter untrès-grand nombre de difficultés particulières, fur lefquelles ce même Comitéa bien voulu prononcer, ou me donner fon avis; ainfi, attention, prompti-tude , fécurité, tout a été le fruit de cette inftitution, qui eft du petit nom-bre de celles dont lutilité eft pure & ians contradiction.

Intendans des Finances.

Js ne veux point mettre au rang des difpofitions auxquelles jattacheun mérite, la fuppreffion des charges des Intendans des finances , parcequon peut voir différemment à cet égard; mais voici, daprès mes réflexions& mon expérience, à quoi je réduirois cette queftion.

A mes yeux , les hommes capables dune grande Adminiftration font firares, & tellement rares, quon prépare au moins de grandes entraves à xnj

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