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très des Finances, de chercher un remède efficace à cette conffltution: suffiles plaintes fur les arrêts du Confeil rendus en Finance, étoient-elles fréquen-tes, & leur difcrédit auprès des Cours étoit une fource continuelle de diffi-cultés ; Aujourd’hui, trois Confeillers d’État, diftingués par leur caractère& par leurs lumières , compofent un Comité auquel diiFérens Maîtres des 1Requêtes rapportent toutes les affaires contentieufes de la Finance j elles fontainfi conftamment jugées d’après des principes uniformes ; & comme la plu-part de ces difcuflions ont des rapports aux droits du Roi & à l’Adminiftra-tion en général, les jeunes Magiftrats chargés d’en rendre compte, prennentainfi à l’avance une teinture des objets qui les occuperont un jour, commeIntendans de province.
Ces Comités fo tiennent aflïdûment & prefque làns vacances , M. deBeaumont, un des Magiftrats les plus éclairés de votre Confeil , pailionnépour fes devoirs, & digne fous tous les rapports de la bienveillance particu-lière de Votre Majesté, préfide ce Comité. Il n’eft aucune conteftationqui n’y foit examinée avec le plus grand foin, & avec une impartialité &une intégrité auxquelles le Public rend hommage : en même temps onéprouve la plus grande célérité dans l’expédition des affaires , ce qui nepouvoit exifter , quand toutes les décifions dévoient fe rapporter à un Mi-niftre diftrait par tant d’autres occupations. Il y a eu, depuis l’étabhf-fement de ce Comité plus de deux mille arrêts rendus, fans compter untrès-grand nombre de difficultés particulières, fur lefquelles ce même Comitéa bien voulu prononcer, ou me donner fon avis; ainfi, attention, prompti-tude , fécurité, tout a été le fruit de cette inftitution, qui eft du petit nom-bre de celles dont l’utilité eft pure & ians contradiction.
Intendans des Finances.
Js ne veux point mettre au rang des difpofitions auxquelles j’attacheun mérite, la fuppreffion des charges des Intendans des finances , parcequ’on peut voir différemment à cet égard; mais voici, d’après mes réflexions& mon expérience, à quoi je réduirois cette queftion.
A mes yeux , les hommes capables d’une grande Adminiftration font firares, & tellement rares, qu’on prépare au moins de grandes entraves à xnj
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