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quand même on courroie quelquefois lerisque de ne le ravoir jamais, ce n’estpas le perdre. C’est prêter à intérêt, parceque Dieu , dit Salomon , le rendra avecusure. J’ai été jeune, dit aulli le Roi-Prophete, U je suis maintenant vieux ;je n’ai jamais vu le jufle abandonné , nises enfans dans l’indigence. Il eji toujoursprêt à soulager les bej'oins de ses freres parses prêts U ses aumônes ; N e’efl ce quiperpétue les bénédi&ions du Ciel fur fa'pojiérité (4). C’est donc employer sonbien si avantageusement, qu’il n’y a pointde gain sur la terre qui puisse égalercelui-ci : quoi qu’il arrive , on s’estrendu agréable au Seigneur, on a exercéla bienfaisance, on a pratiqué la charité.La vertu qu’accompagne la douce satis-faction d’avoir fait du bien , n’est-elle■pas préférable aux richesses ?
Cette belle maxime n’est pas fans doutecelle de ces hommes intéressés, qui pro-fitent avidement de la misère des autrespour s’enrichir de leurs dépouilles ; &les exemples n’en font que trop com-muns. Oppolbns-y , pour les confondre,le beau trait du Cardinal d’Amboije. Ilavoit fait bâtir un magnifique château à
(4) Faner ntur Domino , qui miftniur f.-:ut>rris , Ufiumi re.lM U, S soi, 19. Jtaivfyi , Cv.